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Migrants: "La France n'a pas fermé ses frontières", assure Cazeneuve

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, sur le plateau de BFMTV-RMC, le 15 juin 2015

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, sur le plateau de BFMTV-RMC, le 15 juin 2015 - BFMTV

Plusieurs dizaines de migrants, la plupart venus d'Afrique anglophone, empêchés depuis jeudi par les autorités françaises d'entrer en France à la frontière italienne à Vintimille, refusaient toujours dimanche soir de quitter les lieux. Une situation qui rappelle celle des migrants de Pajol, dont le sort divise la classe politique depuis la semaine dernière. "Nous sommes confrontés à un phénomène migratoire d'une ampleur sans précédent par rapport aux précédentes années", a fait valoir Bernard Cazeneuve, lundi matin sur BFMTV-RMC, contestant toute fermeture des frontières françaises.

"Il y a des migrants de l'Afrique de l'ouest, des migrants économiques irréguliers, doivent être reconduits à la frontière. Et puis il y a ceux qui sont considérés comme des réfugiés. Ceux-là, nous devons examiner leur demande d'asile. Or, aujourd'hui, il y a 5 pays qui accueillent les demandeurs d'asile. Ce n'est pas possible. Il faut une politique européenne d'accueil", a-t-il plaidé. "Depuis 2014, nous procédons à 15.000 reconduites à la frontière chaque année", un chiffre "qui s'accélère" à sa demande, a rappelé le ministre de l'Intérieur.

Quant à la situation de Vintimille, elle s'explique, selon Bernard Cazeneuve, par la volonté de "faire appliquer le droit européen de Schengen et de Dublin". Et d'afficher sa fermeté: ces migrants "n'ont pas vocation à passer, c'est à l'Italie de les prendre en charge", a-t-il insisté.

S. C.