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"Le tiers payant, c'est pour tous les Français", martèle Marisol Touraine

Marisol Touraine, la ministre de la Santé, était l'invitée de BFMTV ce lundi soir.

Marisol Touraine, la ministre de la Santé, était l'invitée de BFMTV ce lundi soir. - BFMTV

Invitée de BFMTV ce lundi soir, Marisol Touraine est revenue sur sa décision de maintenir la généralisation du tiers payant d'ici à 2017, et ce malgré la grogne des médecins. La ministre de la Santé a également appuyé la démarche de Manuel Valls menée contre le Front national.

"Le tiers payant, ce n'est pas pour les pauvres, c'est pour tous les Français". Marisol Touraine était l'invitée de BFMTV, ce lundi soir, quelques heures après avoir assuré que la généralisation du tiers payant, tant combattue par les médecins depuis des mois, aura bien lieu d'ici à 2017, malgré quelques allègements concédés dans le projet de loi "santé".

Tout d'abord interrogée sur la montée du Front national, commentée et actuellement combattue par le Premier ministre Manuel Valls, la ministre de la Santé a déclaré regretter "que la gauche dans son ensemble ne soit pas rassemblée pour faire face à ce défi" à l'occasion des élections départementales.

Face au FN, de "l'action"

"On nous dit que le FN pourrait réaliser un score jamais vu: il s'agit de se mobiliser," a-t-elle encore appelé de son côté.

Quelle réponse apporter aux électeurs du Front national et ceux qui sont tentés de le faire? "Il y a des hommes et des femmes en France aujourd'hui qui ne se retrouvent pas dans les propositions que l'on propose", a estimé Marisol Touraine, qui préconise de "de l'action" pour les reconquérir.

Une transition de choix pour la ministre de la Santé, qui a ainsi pu évoquer la généralisation du tiers payant. Evoquant des Français "qui ont l'impression d'être aux marges" et qui "ne se retrouvent pas" dans les "politiques sociales" menées par le gouvernement, la ministre socialiste a tenu à les rassurer sur notre antenne. 

"Tout le monde doit avoir accès aux soins"

"Si, les politiques sociales, c'est pour eux aussi", a-t-elle insisté, avant d'évoquer son combat actuel pour le projet de loi Santé. "Le tiers payant, par exemple, ce n'est pas une mesure pour les pauvres, c'est une mesure pour tous les Français, car tout le monde doit avoir accès aux soins", a justifié Marisol Touraine.

"Si on ne transforme pas notre système de santé, il ne tiendra pas le choc face aux défis du vieillissement, des maladies chroniques", a-t-elle insisté. Quant à la fronde des médecins, opposés depuis des mois à cette généralisation, la ministre réaffirme avoir été à l'écoute. "J'ai entendu les inquiétudes des médecins et j'ai fait évoluer la rédaction de la loi", a-t-elle plaidé.

Fin de vie: "la sédation, ce n'est pas l'euthanasie"

Marisol Touraine a également eu un mot sur la nouvelle proposition de loi PS-UMP sur la fin de vie, qui entre dès ce mardi à l'Assemblée nationale. Un texte qui prévoit notamment la création d'un nouveau droit, celui de la "sédation profonde et continue" pour les patients atteints de maladie incurables. Face à un "sujet extraordinairement difficile, et pour lequel les attentes sont fortes", la ministre de la Santé a voulu se montrer prudente en précisant qu'il s'agit d'un "débat d'étape".

Quant à la sédation, "ce n'est pas l'euthanasie", a bien insisté Marisol Touraine.

Jé. M.