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Le Foll annonce une exonération fiscale des dons agricoles aux Restos du Coeur

Le ministre de l'Agriculture Stépahne Le Foll

Le ministre de l'Agriculture Stépahne Le Foll - -

Les Restos du Coeur, qui lançaient lundi leur 29e campagne hivernale, ont obtenu du ministre cette exonération, alors que plus d'un million de bénéficiaires sont attendus cette année.

Olivier Berthe l'avait réclamée quelques heures plus tôt sur BFMTV. Lundi, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé une exonération fiscale pour les dons du secteur agricole aux Restos du Coeur, pour "la fin de l'année".

Les Restos du Coeur, qui lançaient lundi leur 29e campagne hivernale, ont obtenu du ministre cette exonération, alors que plus d'un million de bénéficiaires sont attendus cette année.

Venu participer à l'ouverture de cette campagne, dans un centre d'accueil des Restos à Paris, Stéphane Le Foll a annoncé qu'une circulaire fiscale était en préparation et serait "opérationnelle à la fin de l'année", pour inciter les agriculteurs à faire des dons de produits aux associations d'aides alimentaires comme les Restos.

Un texte "pour la fin de l'année"

Confrontés à une nouvelle hausse du nombre de bénéficiaires, et à une baisse des aides européennes, les Restos du Coeur réclamaient cette mesure d'élargissement de la loi Coluche au don en nature du secteur agricole, parfois confronté à des surplus de production.

La loi Coluche accorde actuellement aux particuliers une réduction d'impôt de 75 % de leurs dons financiers. Mais pour les agriculteurs, "c'est compliqué, surtout s'ils font un don de blé ou de lait, par exemple. Car le produit ne peut pas être donné comme ça, il doit être transformé", a expliqué Olivier Berthe.

"On dit oui à l'idée qu'on puisse avoir des dons de produits agricoles, favorisés par une fiscalité avantageuse", a expliqué Stéphane Le Foll, rappelant qu'il s'agissait d'une "idée de Jean-Michel Lemétayer", l'ancien président de la FNSEA, décédé brutalement cet été.

Selon son entourage, la circulaire, qui viendra des services de Bercy, devra établir "comment la défiscalisation sera répartie sur les différents acteurs de la chaîne de transformation" (agriculteurs, transformateurs...), "pour que ce ne soit pas uniquement le dernier maillon de la chaîne qui en profite".

S. C. avec AFP