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Intervention au Mali : l'union quasi-totale de la classe politique

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La classe politique française approuve - à la quasi-unanimité - la décision gouvernementale d'intervenir militairement au Mali. Les seules voix dissidentes se sont faites entendre à gauche, du côté de Jean-Luc Mélenchon et de Noël Mamère.

La question malienne ne divise pas, ou très peu. La classe politique française se range à la quasi-unanimité derrière François Hollande et le gouvernement pour l'intervention militaire menée depuis vendredi dernier, au Mali. Droite et extrême-droite y compris.

Soutien de la droite

Lundi soir, les principaux responsables du Sénat et de l’Assemblée nationale ont été reçus à Matignon par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, pendant deux heures. Objectif : informer les parlementaires de l’évolution des opérations.

A l'issue de cette rencontre, Jean-Marc Ayrault s'est félicité du soutien de l'ensemble des forces politiques du pays. Cette réunion "confirme la capacité de notre pays à se réunir", a déclaré le Premier ministre.

A droite, l'appui est total. "A partir du moment où les soldats français sont au feu, il y a bien évidemment unité", a réagi Christian Jacob, tête de fil des députés UMP, à l'issue de la rencontre.

Non convié à cette réunion, le Front national s'est, lui aussi, dit solidaire du gouvernement sur cette question. "Nous soutenons cette opération qui est légitime parce qu'il s'agit d'un pays ami, d'un allié historique et francophone de la France", a ainsi estimé le vice-président du parti, Florian Philippot, interrogé par BFMTV.

Dissensions à gauche

C’est à gauche seulement que des voix s’élèvent pour critiquer l’intervention militaire. Parmi elles, celles de Jean-Luc Mélenchon, Nathalie Arthaud ou Noël Mamère. "Toutes les interventions militaires sont risquées", estime ce dernier. "Une victoire militaire n'amène pas forcément une solution politique. Nous sommes éclairés par ce qu'il s'est passé en Irak, en Afghanistan et en Libye".

Parmi ces voix critiques, toutes regrettent que le Parlement n’ait pas été consulté avant l’intervention.

Un débat sur ce dossier est prévu à l’Assemblée nationale mercredi.

Grégoire Sauvage et Sébastien Lacroix