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Hulot n'avait prévenu ni Macron ni Philippe de sa décision

Nicolas Hulot.

Nicolas Hulot. - AFP

Le ministre n'avait prévenu personne au gouvernement, ni à la présidence de sa démission, plaçant le porte-parole Benjamin Griveaux, invité de Bourdin direct, devant le fait accompli.

Nicolas Hulot a affirmé qu'il n'avait prévenu ni le président Emmanuel Macron ni le premier ministre Edouard Philippe de sa décision de quitter le gouvernement, annoncée mardi dans une interview sur France Inter. Le ministre de la Transition écologique a confié qu'il craignait, s'il avait prévenu le président et le premier ministre, qu'il ne le convainquent de rester au gouvernement. "C'est une décision d'honnêteté et de responsabilité", a-t-il déclaré.

Invité de Jean-Jacques Bourdin mardi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux n'a pu faire autrement que de déplorer cette méthode. "La plus élémentaire des courtoisies aurait été de prévenir le président de la République et le Premier ministre".

S'il na pas prévenu ni son entourage, ni sa hiérarchie au sein de l'exécutif, c'est aussi parce que la décision de quitter le gouvernement n'était apparemment pas acquise avant son entrée dans le studio de la radio. C'est du moins ce que relate indirectement Thomas Legrand, journaliste à France Inter, dont les propos sont rapportés par plusieurs personnes.

Nicolas Hulot refuse de "mentir" et de se "résigner"

"Je ne veux plus mentir. Je me surprends tous les jours à me résigner, je me surprends tous les jours à m'accommoder des petits pas", a expliqué Nicolas Hulot, visiblement ému. "Je préfère les petits pas, au sur-place", a rétorqué Benjamin Griveaux. "La stratégie des petits pas est une bonne stratégie, ça permet d'avancer. Je préfère les petits matins sympathiques aux grands soirs illusoires", a-t-il ajouté.

Mais peut-être le dernier arbitrage gouvernemental sur la chasse a-t-il précipité le départ du ministre d'Etat. L'accord donné à une baisse du permis national passant de 400 à 200 euros, alors que certaines espèces d'oiseaux concernées sont sur la liste rouge de l'UICN (Union internationale de conservation de la nature", a suscité l'ire des défenseurs de l'environnement. Ce à quoi répond en substance le porte-parole du gouvernement qu'un "ministre ne peut remporter tous ses arbitrages". 

David Namias avec AFP