BFMTV

Démission de Hulot: "Je n'étais pas prévenu", affirme Griveaux sur BFMTV et RMC

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux est l'invité de BFMTV et RMC ce mardi matin.

Invité de Jean-Jacques Bourdin ce mardi matin sur BFMTV et RMC, le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a réagi à la démission de Nicolas Hulot, annoncée quelques instants plus tôt chez nos confrères de France Inter. 

"Je regrette ce départ"

Benjamin Griveaux a indiqué l'avoir appris "il y a quelques minutes". "Je n'étais pas prévenu", a-t-il ajouté. 

"Je pense que la plus élémentaire des courtoisies aurait été de prévenir le président de la République et le Premier ministre", a par ailleurs estimé Benjamin Griveaux, alors que Nicolas Hulot a affirmé n'avoir pas informé Emmanuel Macron et Edouard Philippe de sa décision, qui intervient au lendemain d'un accord trouvé entre le chef de l'Etat et la Fédération nationale de la chasse à propos du prix du permis du chasse.

"Je veux rendre hommage au travail qui a été accompli depuis plus d'une année par Nicolas Hulot. J'entends la déception qui peut être la sienne. Mais je veux aussi mettre au crédit de Nicolas Hulot et du gouvernement les réalisations depuis un an", a commenté le porte-parole du gouvernement. 

"On ne transforme pas le modèle agricole français en un claquement de doigt. Moi j'aurais aimé qu'il reste, parce qu'il apportait sa voix, sa conviction particulière, avec un engagement ancien. Je regrette ce départ", a-t-il encore ajouté.

"C'est un coup dont nous nous relèverons"

Le gouvernement "se relèvera" de cette épreuve, a en outre assuré Benjamin Griveaux.

"C'est un coup dont nous nous relèverons. Moi je crois avant les personnes à la politique qui est conduite. C'était un ministre d'Etat, il avait ce rang-là au même titre que le ministre de l'Intérieur. Ils étaient les deux seuls ministres d'Etat, ce qui montrait l'importance (de son ministère, ndlr). Il avait avec lui deux secrétaires d'Etat pour l'épauler. Je ne comprends pas qu'il renonce alors qu'on a eu une première année avec beaucoup d'accomplissements qui sont à mettre à son crédit. Il n'a pas gagné tous ses arbitrages mais c'est le lot des ministres", a-t-il encore ajouté.
A.S.