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Grève des jeunes pour le climat: Blanquer voit "les manifestations de vendredi avec sympathie"

Si le ministre de l'Education nationale estime que "ce n'est pas à (lui) d'inciter les lycéens à ne pas aller en cours", il voit d'un bon oeil la mobilisation prévue vendredi par les jeunes en faveur du climat.

"Je pense que c'est important que la jeunesse dise son intérêt pour le climat", a lancé ce jeudi soir sur notre antenne le ministre de l'Education nationale. "Avoir un mouvement mondial pour le climat, c'est très bien", a-t-il jugé, en réponse à la grève mondiale des collégiens, lycéens et étudiants pour protester contre le manque d'action des gouvernements contre le réchauffement climatique.

"Les manifestations demain, je les vois même avec sympathie", a-t-il glissé sur le plateau de 19H Ruth Elkrief. "S'agissant des lycéens, s'ils n'ont pas cours, c'est très bien d'y aller", a déclaré Jean-Michel Blanquer, en restant toutefois mesuré.

"Ce n'est pas à moi, ministre de l'Education nationale, de les inciter à ne pas aller en cours, tout de même", a-t-il soulevé. Le ministre a rappelé que dans le cadre de cette journée de sensibilisation à la lutte contre le réchauffement climatique, il avait demandé aux lycées d'organiser un débat ce vendredi, de 16h à 18h.

"L'Affaire du siècle" n'a "pas de sens" pour Blanquer

La grève mondiale des jeunes s'inscrit dans un week-end fortement marqué par la mobilisation pour la sauvegarde de la planète. Samedi, plusieurs cortèges défileront en ce sens dans la capitale, réunis sous la bannière de la "Marche du Siècle". En décembre, plusieurs ONG avaient fait appel aux citoyens pour les soutenir dans une action en justice contre l'exécutif pour "inaction" contre le réchauffement climatique.

Forts de plus de deux millions de signatures, quatre ONG ont déposé ce jeudi un recours en justice contre l'Etat français pour "manquements" à son obligation d'action contre le réchauffement, ce qu'ils nomment "L'Affaire du siècle".

"Aller en justice, ça je ne pense pas que ce ne soit une très bonne idée", a réagi ce jeudi soir Jean-Michel Blanquer. Avant de poursuivre: "Je pense que c'est plutôt un moyen politique, pour exister dans les médias, pour faire pression, mais je pense que ça n'a pas de sens aujourd'hui."

Pour le ministre, "ça n'a pas de sens aujourd'hui, alors qu'on est totalement mobilisés sur le sujet de faire comme si l'Etat français en faisait moins que d'autres sur le changement climatique".

Liv Audigane