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Gouvernement

Gilet jaune blessé: "S'il y a une faute, elle sera sanctionnée"

Christophe Castaner sur BFMTV et RMC le 29 janvier.

Christophe Castaner sur BFMTV et RMC le 29 janvier. - BFMTV

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner était l'invité de BFMTV et RMC ce mardi matin.

Invité de "Bourdin Direct" sur BFMTV et RMC, ce mardi matin, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est revenu sur la blessure du gilet jaune Jérôme Rodrigues, qui affirme avoir été touché à l'oeil par un tir de lanceur de balles de défense des forces de l'ordre, lors de la manifestation parisienne de samedi.

"Un blessé, quel qu'il soit, gilet jaune, manifestant ou policier, c'est un blessé de trop", a réagi Christophe Castaner. "Pour l'accident dont a fait l'objet Jérôme Rodrigues, il y a eu l'envoi de ce qu'on appelle une grenade de désencerclement, et à ce moment là il a été blessé. Il y a débat, il y a une enquête. Je serai formel quand l'enquête se terminera et qu'elle nous donnera tous les éléments", a ajouté le ministre.

"Sur un sujet aussi grave que celui-ci, il faut faire confiance à l'enquête, et l'enquête ne se fait pas à coups de conférences de presse ou de fuites dans la presse", a encore fait valoir Christophe Castaner. Et d'ajouter: "Si il y a une faute, elle sera sanctionnée".

Christophe Castaner a par ailleurs estimé que les policiers et gendarmes "n'ont jamais fait face à autant de violence, et ils le font de façon proportionnée". "Chaque samedi j'ai peur pour eux", a-t-il ajouté. "Si on retire leur arme de défense aux policiers, il leur reste le corps-à-corps", a encore estimé le ministre, prônant non "pas une suspension mais des améliorations", alors que la polémique autour des LBD et des grenades utilisés par les forces de l'ordre ne cesse d'enfler, après plusieurs blessures recensées chez les manifestants lors des mobilisations des gilets jaunes. 

Adrienne Sigel