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Edouard Philippe: le séminaire a permis "d'établir des méthodes de travail collectives"

Le Premier ministre Edouard Philippe aux côtés des ministres, le 1er juillet 2017 à Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Le Premier ministre Edouard Philippe aux côtés des ministres, le 1er juillet 2017 à Nancy (Meurthe-et-Moselle). - François Lo Presti - AFP

Le Premier ministre s'est exprimé ce samedi après-midi à Nancy, en Meurthe-et-Moselle, à l'issue d'un séminaire de 24 heures qui devait permettre à la nouvelle équipe ministérielle à apprendre à se connaître et d'établir des méthodes de travail communes.

A l’issue du séminaire de l’équipe gouvernementale qui s’est tenu à Nancy ce week-end, le Premier ministre Edouard Philippe a pris la parole ce samedi après-midi pour dresser le bilan de cette première "mise au vert" de l’exécutif. Un rendez-vous pour l'équipe gouvernementale qui pourrait se répéter dans les mois à venir, à en croire le Premier ministre.

Le Premier ministre a tout d’abord excusé Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Elisabeth Borne, chargée des Transports, qui inauguraient aujourd'hui la ligne TGV Paris-Bordeaux. Tout comme Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, qui accompagnait le président de la République pour cette inauguration.

Un séminaire "nécessaire"

Aux côtés du reste de l’équipe ministérielle, Edouard Philippe s’est félicité d’un séminaire qui a permis de "sortir des soubresauts du temps court", faisant allusion à l’historien Fernand Braudel, une nécessité selon lui "lorsqu’on est membres d’une équipe, lorsqu’on est à peine nommés, lorsqu’on découvre pour certains ce que qu’est être ministre".

"Lundi devant le Congrès, le président de la République va fixer le cap. Ce cap, il nous appartient de l’atteindre (...) de mettre en oeuvre l’ensemble des politiques publiques sur lequel le président s’est engagé durant la campagne", a rappelé le Premier ministre.

"Sans nos téléphones portables, sans nos cabinets, un peu en dehors de ces soubresauts du temps court", a-t-il assuré, l’objectif était pour cette nouvelle équipe gouvernementale de "discuter, partager, échanger afin de fixer la façon dont (ils vont) travailler".

Une rencontre avec "des héros français"

Edouard Philippe a expliqué qu’il avait souhaité que son équipe rencontre des "héros français", "incroyablement célèbres" pour certains, d’autres avec un peu moins de notoriété. C’est ainsi que l’astronaute Thomas Pesquet leur a rendu visite vendredi soir pour expliquer "comment préparer une mission".

Les ministres ont également rencontré Céline Lazorthes, entrepreneure et fondatrice de Leetchi, ou encore Erik Orsenna, écrivain et académicien, qui a fréquenté plusieurs gouvernements et cabinets ministériels, pour son "regard lucide sur ce qu’est le pouvoir". Le procureur de la République de Paris, François Molins, est également venu pour aborder la question de la lutte contre le terrorisme.

"Une séance de radiographies"

Ce samedi matin, l’équipe ministérielle s’est livrée à une "séance de radiographies dans quatre domaines: éducation, économie française, finances publiques et sécurité des Français", a rapporté le Premier ministre. Le premier président de la Cour des comptes Didier Migaud est entre autres venu livrer un diagnostic "critique" et "sévère" sur "la situation financière et budgétaire" de la France. Le message en fond qu'il faut retenir est donc bien cette nécessité de faire des énomies.

De manière générale, ce séminaire a permis "d’établir la feuille de route" qui sera "annoncée au Parlement mardi", et d’établir des "méthodes de travail collectives". Concédant son manque d’expérience gouvernementale, le Premier ministre a assuré à plusieurs reprises que "chacun des membres de ce gouvernement (était) convaincu de la nécessité d’un travail collectif".

Liv Audigane