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Ecoutes de Sarkozy: quand Ayrault contredit Ayrault

Jean-Marc Ayrault vendredi 7 mars et mardi 11 mars.

Jean-Marc Ayrault vendredi 7 mars et mardi 11 mars. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Après les révélations du journal "Le Monde" vendredi, le Premier ministre affirmait, face à notre caméra, ne rien savoir des écoutes de Nicolas Sarkozy. Mardi soir il expliquait pourtant être au courant depuis l'ouverture de l'information judiciaire. Le Premier ministre semble avoir des difficultés à communiquer sur le sujet.

"Je n'ai pas à être au courant. Je ne vois pas comment je pourrais être au courant. Il s'agit du travail de la justice et la justice travaille en toute indépendance. Je ne vois pas pourquoi l'exécutif aurait à connaître les enquêtes. Laissons les juge travailler." Telle était la réponse de Jean-Marc Ayrault vendredi 7 mars, lorsqu'il était interrogé par BFMTV après les révélations du Monde sur les écoutes de Nicolas Sarkozy par la justice.

Mais mardi soir, interrogé au JT de France 2, la réponse du Premier ministre a sensiblement évolué. Affirmant être au courant depuis le 26 février "comme c'est la loi", avant de buter sur la date de la circulaire du 31 janvier 2014. "La garde des Sceaux a reçu une information - que j'ai eu moi-même ensuite - qu'il y avait une nouvelle information judiciaire qui était ouverte sur des faits extrêmement graves".

Matignon a une réponse pour expliquer la différence de discours entre vendredi et mardi. Il explique que le Premier ministre n’était pas au courant des écoutes au moment où elles avaient lieu mais depuis l’ouverture de l’information judiciaire.

Le gouvernement semble avoir des difficultés à communiquer sur ce sujet. La Garde des Sceaux, Christiane Taubira, dont l'UMP Jean-François Copé demande la démission, a dû faire une mise au point après le Conseil des ministres mercredi.

K. L. avec Jérémy Trottin