BFMTV

Coronavirus: pour Sibeth Ndiaye, "il est assez probable que nous soyons obligés de prolonger le confinement"

Invitée de RMC et BFMTV ce vendredi matin, la porte-parole du gouvernement estime qu'un éventuel prolongement du confinement en France est la seule façon de briser la chaîne de transmission du coronavirus, qui a déjà coûté la vie à 372 personnes en France.

Les Françaises et Français, qui n'en sont qu'au tout début de leur quarantaine afin de lutter contre la propagation du coronavirus, doivent désormais se faire à l'idée qu'il sera plus long que prévu. Invitée ce vendredi matin de RMC et BFMTV, Sibeth Ndiaye précise les propos du ministre de la Santé Olivier Véran, qui a déclaré que le "confinement durera autant qu'il le faudra".

"Dès le départ, quand le président de la République est intervenu la semaine dernière, il a indiqué que les mesures que nous prenions ce sont des mesures qu'il fallait entendre 'jusqu'a nouvel ordre'", rappelle sur notre antenne la porte-parole du gouvernement. "Quand il a indiqué que nous rentrerions en confinement, il l'a dit pour '12 jours au moins'. Nous savons que cette période est une période minimale pour commencer à freiner la progression du virus", poursuit-elle.

"Il faut casser cette chaine de transmission"

Alors que le nombre de morts, 372, et de cas confirmés, 10.995, selon le dernier bilan communiqué par Santé Publique France jeudi soir, ne cessent d'augmenter en France, Sibeth Ndiaye affirme qu'au sein du gouvernement ils sont "très conscients" que les mesures de confinement pourront être prolongées "le cas échéant".

Elle insiste: "Je pense que c'est assez probable que nous soyons obligés de prolonger le confinement, c'est quelque chose d'assez simple. On a une période d'incubation du virus qui est de 14 jours au maximum, et nous savons que c'est à partir de là qu'on a commencé à ralentir le nombre de nouveaux cas, il faut casser cette chaine de transmission."

"C'est la raison pour laquelle nous devrons examiner une prolongation du confinement", se projette-t-elle, pour conclure.

Jérémy Maccaud