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Chanteloup: Philippe dénonce "une petite bande d'imbéciles et d'irresponsables"

Lors d'un déplacement en Seine-Saint-Denis, le Premier ministre a commenté les violences qui se sont déroulées dans la commune des Yvelines ce week-end.

Édouard Philippe a réagi aux violences qui ont eu lieu samedi soir à Chanteloup-les-Vignes, dans les Yvelines. Lors d'un déplacement ce lundi en Seine-Saint-Denis, le Premier ministre a dénoncé "une petite bande d'imbéciles et d'irresponsables".

"Nous déplorons évidemment ces actes imbéciles et violents (...) Je crois qu'en vérité il s'agit d'une petite bande d'imbéciles et d'irresponsables qui pensent que tout casser est une façon de faire avancer les choses", a dénoncé le chef du gouvernement, évoquant des "tensions en partie liées à l'effort très intense que nous livrons s'agissant des trafics de stupéfiants".

Alors que des policiers étaient pris pour cible par "une trentaine de jeunes" selon une source policière consultée par l'Agence France-Presse (AFP), le chapiteau de Chanteloup-les-Vignes a été incendié. Un incendie qualifié de "délibéré" par la maire de cette commune, plusieurs départs de feu ayant été détectés. 

Deux policiers blessés

"Nous sommes parfaitement conscients de ce que lorsque nous bousculons les trafics de stupéfiants, cela crée des tensions (...). Mais nous sommes déterminés à faire en sorte que ce trafic puisse cesser et à faire en sorte que l'ordre puisse être respecté et rétabli", a ajouté Édouard Philippe, qui a voulu apporter un "message de soutien" aux élus locaux et à la population mais aussi un "message de fermeté à l'égard de la petite bande".

L'émotion était encore vive ce lundi dans cette ville située à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Paris. Les forces de l'ordre y ont été prises à partie par "une trentaine de jeunes" au plus fort des évènements selon une source policière, ont essuyé des jets de projectiles ou des tirs de mortiers jusqu'à 23 heures samedi soir.

L'incendie du chapiteau, bâtiment culturel emblématique de la ville, inauguré il y a un an, s'est déclenché vers 22h30. La police compte deux blessés légers dans ses rangs et deux suspects ont été interpellés.

La maire Catherine Arenou (divers droite) a déploré que cette ville de grande banlieue parisienne soit la proie d'agressions diverses et variées depuis plusieurs jours, évoquant les coupures quotidiennes d'éclairage public, provoquées depuis un mois par certains jeunes dans le quartier sensible de la Noé.

Jules Pecnard avec AFP