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Bernard Cazeneuve dénonce "une campagne de vilenies" contre lui, après les accusations d'une policière

Invité de France 2 ce dimanche soir, le ministre de l’Intérieur a répondu aux accusations de la policière municipale niçoise qui accuse le ministère de pressions. Le ministre, qui a porté plainte pour diffamation, a dénoncé une "campagne de vilenies", alors que la fonctionnaire a maintenu ses accusations.

"La justice établira la vérité, que je connais", a affirmé dimanche soir Bernard Cazeneuve, sur le plateau de France 2. Quelques minutes auparavant, la policière niçoise qui l’accuse de "pressions" a réaffirmé sur la chaîne publique ses accusations, expliquant qu’on avait tenté de l’influencer dans l’écriture de son rapport sur la vidéosurveillance du 14-Juillet à Nice. Le ministre, très remonté, a dénoncé un contexte de "mensonges" et "d’insinuations" et "une campagne de vilenies" à son encontre. Il avait annoncé dans la journée sa décision de porter plainte pour diffamation contre la policière. 

Lever "l'ambiguïté"

"Je ne laisserai pas des préfets, des policiers qui ont fait leur travail, mis en cause comme cela est le cas depuis 10 jours", a-t-il déclaré. Le ministre a aussi appelé Sandra Bertin, la fonctionnaire en charge de la vidéosurveillance qui le met en cause, à "donner le nom" de la personne de l’Intérieur qui aurait exercé ces pressions sur elle, par téléphone, lors de plusieurs appels consécutifs le 15 juillet, et en présence d’un commissaire. Cela permettrait selon lui de sortir de "l’ambiguïté".

"L’enquête va indiquer ce qui a été demandé à qui et sous quelle forme, je n’ai demandé aucun rapport, le directeur général de la police nationale a expliqué les conditions dans lesquelles la sécurité publique a demandé ce document", a-t-il ajouté, faisant référence au rapport rédigé par la policière, qui lui a été demandé en deux versions, dont l’une modifiable, ce qu’elle explique avoir trouvé suspect.

Charlie Vandekerkhove