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Ayrault veut "rassembler les Français autour de la bataille pour l’emploi"

Jean-Marc Ayrault affirme être "l'homme du concret".

Jean-Marc Ayrault affirme être "l'homme du concret". - -

Dans une interview au quotidien gratuit 20 minutes, Jean-Marc Ayrault a répondu aux sujets chauds du moment: chômage, mariage pour tous, PMA et remaniement. Le Premier ministre a notamment affirmé vouloir faire de la bataille pour l’emploi sa priorité.

Apaisement, sang-froid et constance : telles sont les qualités prônées par Jean-Marc Ayrault pour redresser la France. Dans une interview accordée à 20 minutes, le Premier ministre fixe le cap et veut faire de l’emploi la priorité majeure de son gouvernement.

Alors que le nombre de demandeurs d'emploi a dépassé en mars le pic atteint en janvier 1997, Ayrault a souhaité donner sa vision des choses. "Cette situation est le résultat d'une hausse ininterrompue depuis maintenant 5 ans", souligne le Premier ministre.

"Mais à présent", relève-t-il, "tous les leviers de la politique de l'emploi sont opérationnels: emplois d'avenir, contrats de génération, accord sur la sécurisation de l'emploi, soutien massif à l'investissement. Leur montée en puissance au cours des prochains mois est désormais notre priorité majeure".

"Je suis l'homme du concret"

Au sujet du mariage pour tous et des manifestations d'opposants, Jean-Marc Ayrault estime qu'il "faut donner du temps et des signes d'apaisement qui sont attendus" avant de légiférer sur la PMA (procréation médicale assistée).

"Il est normal qu'il y ait une controverse parce qu'un sujet de cette nature participe à un changement de culture", explique le Premier ministre au sujet du mariage homosexuel et des manifestations d'opposants.

Concernant la PMA, qui devait éventuellement être inscrite dans un projet de loi plus vaste sur la famille, M. Ayrault explique qu'il "faut donner du temps et des signes d'apaisement qui sont attendus".

"Pas de réformes en force"

"On ne va pas ouvrir tous les jours un nouveau débat", ajoute l'ancien maire de Nantes. Selon lui, "il y a un rythme pour chaque réforme". "Je ne veux pas réformer en passant en force. Plus que jamais, je veux rassembler les Français autour de la bataille de l'emploi", conclut M. Ayrault.

Sur Florange, le Premier ministre a affirmé que le plus important était d'avoir obtenu des "engagements" de Mittal (pas de plan social, investissements...). Il a rajouté: "Il faut se battre mais sur des choses concrètes. Je suis l’homme du concret, pas celui des effets d’annonces"

Enfin, interrogé sur son impopularité, le Premier ministre a déclaré que les Français n’exprimaient pas de rejet mais des doutes. "Les Français sont dans l’impatience, je les comprends, et je sais qu’ils n’ont pas peur de l’effort. A condition qu’il soit juste. Je crois en l’effort constant et continu plutôt qu’aux coups de colliers sans lendemain".

Emmanuel Bringuier avec AFP