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Arnaud Montebourg, le ministre trublion

Arnaud Montebourg et Jean-Marc Ayrault en déplacement en Chine, le 8 décembre

Arnaud Montebourg et Jean-Marc Ayrault en déplacement en Chine, le 8 décembre - -

Après le "tweet clash" avec le patron de Free Xavier Niel, mardi, Arnaud Montebourg continue de faire et de dire ce qu’il veut au mépris des réserves que lui imposent son portefeuille. Il semble incontrôlable. A chaque déplacement, le ministre du Redressement productif persiste à montrer ses différences avec Jean-Marc Ayrault.

A chaque nouveau dossier, une sortie tonitruante d’Arnaud Montebourg. Dernière en date: ce tweet assassin adressé à Xavier Niel, mercredi.

Alors que le patron de Free vante les mérites de sa nouvelle offre 4G, le ministre du Redressement productif entend bien montrer ses divergences avec Xavier Niel.

.@montebourg Telecom: 124K emplois directs en 2009, 129K en 2012 + 5K emplois créés grâce à #FreeMobile. Et votre bilan M. le Ministre ? :-)
— Xavier Niel (@Xavier75) 10 Décembre 2013

Quelques heures plus tôt, c’est EADS qui en a pris pour son grade. Le groupe aéronautique annonce 1.680 suppressions d’emplois en France. Réaction immédiate du ministre dans un communiqué où il "exige" qu’EADS ne procède à aucun licenciement, en avançant un carnet de commandes "garni pour de nombreuses années".

Un ministre qui boude

Une stratégie offensive qui agace au sein du gouvernement. Surtout lorsqu’il s’approprie un portefeuille qui n’est pas le sien, lors d'un voyage officiel en Chine le 8 décembre: "Ecoutez c'est moi le ministre de l'Ecologie [...] quand on a une équation énergétique où le nucléaire est fort, ça nous permet d'investir dans les énergies renouvelables".

Lors du même voyage, Arnaud Montebourg a soigneusement évité le Premier ministre. Ce n'est pas sans rappeler une photo prise le 4 novembre, en déplacement à Saint-Etienne, où il refuse de s'assoir avec d'autres ministres dont Fleur Pèlerin, Pierre Moscovici et Jean-Marc Ayrault…

S. N. avec Graziella Rodrigues