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André Vallini mise sur 14 régions, au maximum

André Vallini, secrétaire d'Etat à la Réforme territoriale.

André Vallini, secrétaire d'Etat à la Réforme territoriale. - -

Le secrétaire d'Etat, André Vallini, défend la réduction à 14 du nombre des régions. Un nombre maximum mais André Vallini accepte d'"envisager un nombre inférieur". Selon lui, cette réforme relève avant tout d'une exigence démocratique.

André Vallini, secrétaire d'Etat à la Réforme territoriale, assure que le nombre de régions qui sortira de cette réforme engagée mercredi en Conseil des ministres ne saurait excéder 14.

"Le projet dévoilé le 2 juin a suscité des débats mais il a le mérite d'exister et le débat parlementaire va s'engager sur cette base" d'une réduction à 14 du nombre de régions contre 22 en métropole aujourd'hui, déclare le responsable socialiste au Monde, daté de mercredi. "Si (...) les sénateurs et les députés proposent d'autres rapprochements entre régions, nous aviserons, mais cela ne pourra en aucun cas aboutir à un nombre supérieur à quatorze".

En revanche, relève l'ancien sénateur, "on peut toujours envisager un nombre inférieur".

"Les économies viendront d'elles-mêmes"

"Aucune carte régionale ne peut recueillir l'unanimité et ce n'est pas nouveau", selon l'élu de l'Isère. "A sa création, les frontières de la région Rhône-Alpes étaient jugées artificielles entre les bords du lac Léman et la Provence. Aujourd'hui, qui les remet en cause?".

"J'observe qu'il n'y a pas de carte alternative qui fasse consensus", dit-il encore. Alors que l'agence de notation financière Moody's a mis en doute un gisement d'économies dans la réforme du "mille-feuille" territorial français, André Vallini lance : "Notre objectif est avant tout de clarifier les compétences des collectivités territoriales, c'est une exigence démocratique".

"Une fois que notre organisation territoriale sera rationalisée, les économies viendront d'elles-mêmes", "je laisse les sceptiques à leur scepticisme", déclare le responsable gouvernemental.

Deux projets de loi dessinant la nouvelle architecture des territoires sont au menu du Conseil des ministres mercredi.

A. D. avec AFP