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Affaire Gérald Darmanin: l'embarras de Marlène Schiappa

La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes était l'invitée de Jean-Jacques Bourdin, ce lundi matin sur RMC et BFMTV.

Elle ne regrette "pas du tout" sa sortie. Vivement critiquée à la suite de ses commentaires sur l'affaire Alexia Daval, Marlène Schiappa est ce lundi matin l'invitée de Jean-Jacques Bourdin pour BFMTV et RMC.

La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes a tout d'abord été invitée à s'exprimer sur le cas de Gérald Darmanin, son homologue au gouvernement accusé de viols par une ancienne call girl. Dans la peau d'une députée, aurait-elle "applaudi" en guise de soutien le ministre à l'Assemblée nationale, comme cela s'est déroulé la semaine dernière? "Je ne réponds jamais à des questions avec des si", rétorque l'intéressée, visiblement embarrassée par la question. Puis d'ajouter:

"Je suis toujours affligée quand on a dans la presse un déballage de la vie intime, réelle ou supposée, de Gérald Darmanin et de la femme qui l'accuse de viol."

"Le féminicide était un assassinat"

Notre invitée est également revenue sur ses propos polémiques sur le meurtre d'Alexia Daval. Une prise de position que la secrétaire d'Etat a tenu à clarifier: "Ce n'est pas la défense que j'ai jugé scandaleuse, c'est cette ligne, le victim-blaming" a-t-elle expliqué. Avant de se défendre d'avoir voulu s'exprimer sur un cas particulier, mais plutôt sur une généralité.

"Je suis partie de l'affaire Daval pour dire que le féminicide était un assassinat, ce n'est pas, etc etc (sic)... L'idée générale est pour moi est d'alerter à ce traitement."

"Vous savez, à chaque fois qu'une femme est violée on lui demande 'que faisait-elle toute seule dans la rue en mini-jupe? Pourquoi vous étiez toute seule à 3 heures du matin dans la rue? Vous n'avez pas un peu aguicher 'homme?' Et on lui demande de ce justifier."

C'est donc "ce traitement journalistique" et ce "seuil de tolérance aux agressions sexuelles et sexistes" que Marlène Schiappa cherchait, selon elle, à faire "abaisser" au moment de s'exprimer sur l'affaire Alexia Daval. Ce qui lui fait marteler, sur notre plateau, qu'elle ne regrette aucunement ses propos.
Jé. M.