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Affaire Cahuzac : Valls est "triste" et "dégouté" après les révélations sur Rocard

Manuel Valls s'est dit "un peu triste" après les révélations de Jérôme Cahuzac sur Michel Rocard

Manuel Valls s'est dit "un peu triste" après les révélations de Jérôme Cahuzac sur Michel Rocard - AFP

Le Premier ministre est revenu ce matin sur les révélations de Jérôme Cahuzac à propos du financement de la campagne de Michel Rocard. Manuel Valls est "triste" et "dégoûté" par ces révélations. Il a aussi évoqué l'indépendance de la justice.

Manuel Valls est "un peu triste" et "dégoûté" des déclarations de Jérôme Cahuzac au sujet de Michel Rocard, qu'il considère comme son "père en politique". Invité de RTL, ce matin, l'ancien ministre a assuré, lors du premier jour de son procès, que le compte en Suisse qu'il détenait avait été alimenté par des laboratoires pharmaceutiques pour financer la campagne de Michel Rocard. Le Premier ministre assure qu'il n'était "au courant de rien" et qu'il ne le "conçoit pas". 

"Deux poids, deux mesures"

"Je ne vais pas commenter un procès en cours", a-t-il poursuivi. Ce procès est "bien la démonstration qu'il n'y a pas deux poids, deux mesures" en matière de justice. Réagissant sur les propos de Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, le Premier ministre a martelé : "La justice est indépendante". L'avocat a assuré que la réquisition du parquet de Paris sur le renvoi de Nicolas Sarkozy en correctionnelle était une "manoeuvre politique grossière". 

Rappel à l'ordre sur "l'indépendance de la justice"

Le parquet de Paris a requis lundi, le renvoi Nicolas Sarkozy et 13 autres mis en examen dans l'affaire des comptes de campagne 2012, une décision politique selon les soutiens du candidat. Manuel Valls estime qu'il faut respecter "l'indépendance" de la jsutice, mais aussi "la présomption d'innocence et l'éthique". Il y a des "critiques de la presse et des concitoyens, mais les responsables politiques ne doivent pas mettre en cause" l'indépendance de la justice. 

M.L.