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Gilets jaunes: un député LaRem insulte Donald Trump

Joachim Son-Forget

Joachim Son-Forget - Fabrice COFFRINI / AFP

Ce samedi soir, Joachim Son-Forget, député de la majorité, s'est déchaîné sur Twitter contre le président des Etats-Unis. Il réagissait aux commentaires de Donald Trump sur cette nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes.

L'Assemblée nationale donne sur le Quai d'Orsay, pourtant la distance qui sépare l'un de ses pensionnaires, Joachim Son-Forget, du ministère des Affaires étrangères paraît conséquente. Ce samedi soir en effet, le député élu dans la 6e circonscription des Français établis hors de France n'a pas franchement fait preuve de diplomatie sur Twitter, au moment de répondre aux commentaires de Donald Trump sur la nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes. 

"Je me mets au niveau" 

Le président des Etats-Unis avait pris appui sur l'événement pour vitupérer à nouveau contre l'accord de Paris sur le climat. Ulcéré, Joachim Son-Forget l'a d'abord contré sur un registre scatologique: "Donald le Gâteux, est atteint d'incontinence cérébrale... comme un 'gâteux' souffre d’incontinence d'urine voire de matières fécales et 'gâte' ses draps."

Le parlementaire a ensuite enchaîné: "Don't insult my country dotard. La France kisses your ass" (soit en français, "N'insulte pas mon pays, vieillard. La France embrasse ton cul").

Ce tweet initial a été repris de volée par un journaliste et par Bruno Julliard, ancien premier adjoint à la mairie de Paris. Joachim Son-Forget a répondu sarcastiquement au premier:

"Il faut bien que ça rentre: je me mets au niveau de, je cite, 'crooked' 'horseface' 'sloppy' (NDLR/ 'tordu', 'face de cheval', 'négligé') Donald. Si je fais des phrases trop compliquées ça ne va pas imprimer vraisemblablement! On a dit plus de pédagogie? Je fais de la pédagogie."

Un député contre les "chiffes molles moralistes" 

Après avoir laissé entendre tout le bien qu'il pensait de l'intellect du président américain, Joachim Son-Forget a insinué, en donnant cette fois-ci la réplique à l'ex-élu parisien, que Donald Trump était un "fasciste": "Les fascistes ont toujours gagné parce qu’il y avait des silencieux ou des moralistes pour les défendre. Moi je défends mon pays, et avec la véhémence que je veux." On relève aussi que, plus tôt dans la journée et toujours sur Twitter, il avait qualifié de "sous-merde" l'ancien conseiller du chef de l'Etat américain, Steve Bannon,

Se voyant décidément en franc-tireur du web, le député a encore épinglé un le tweet suivant en ouverture de son compte:

"Laissez insulter votre pays si vous voulez, pour tous ceux qui participeront au bal des chiffes molles moralistes de la twittosphere. Moi je ne laisserai pas faire. Je n’ai de devoir de réserve que celui que je m’impose, quand je le désire. La liberté compte plus que tout."

Il a joint à son manifeste un écusson signifiant son caractère "politiquement incorrect". Comme un avertissement aux "chiffes molles moralistes". 

Robin Verner