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Gilets jaunes: la charge de Benjamin Griveaux contre "le mouvement devenu le fait d'agitateurs"

Pour le porte-parole du gouvernement, les derniers gilets jaunes mobilisés sont des "agitateurs qui veulent l'insurrection".

À l'occasion du premier conseil des ministres, le président de la République Emmanuel Macron a adressé ses vœux au gouvernement rappelant la nécessité de continuer "à faire régner l'ordre public", a rapporté ce vendredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, lors d'un point presse. Le secrétaire d'État au Premier ministre a également estimé que l'exécutif avait apporté des réponses rapides à la mobilisation des gilets jaunes et que les derniers mobilisés, étaient des "agitateurs qui veulent l'insurrection".

"Nous avons apporté des réponses concrètes et rapides aux demandes portées par le mouvement des gilets jaunes notamment sur le pouvoir d’achat. Nous l’avons fait douze jours seulement après les annonces formulées par le président de la République", a-t-il assuré.

"Un combat politique"

Pour lui, les gilets jaunes qui "restent mobilisés" sont engagés "dans un combat politique" et "ne veulent pas participer au grand débat national".

"Depuis ces annonces, le mouvement pour ceux qui restent encore mobilisés, est devenu le fait d’agitateurs qui veulent l’insurrection et au fond renverser le gouvernement. C’est désormais dans un combat politique qu’ils sont engagés pour contester la légitimité du gouvernement et du président de la République", a ajouté Benjamin Griveaux.

55% des Français souhaitent que la mobilisation se poursuive

Une huitième journée de mobilisation des gilets jaunes est prévue ce samedi à Paris notamment, où deux rassemblements ont été officiellement déclarés auprès de la préfecture de police. Par ailleurs, ils ne seraient plus que 2.500 gilets jaunes mobilisés sur les ronds-points. Si le mouvement semble s'essouffler, il pourrait renaître après les fêtes et après l'interpellation médiatisée d'Eric Drouet, l'un des leaders du mouvement.

Le mouvement a toujours la côte auprès des Français qui sont 55% à souhaiter que la mobilisation se poursuive, selon un sondage Odoxa paru ce vendredi.

G.D.