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Marine Le Pen ne voit pas de "dissimulation" chez Marion Maréchal

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Pour la présidente du parti, Marion Maréchal a toujours "sa place au FN", si elle décidait de revenir en politique.

Marine Le Pen a affirmé mercredi ne pas voir de "dissimulation" chez sa nièce Marion Maréchal, qui va ouvrir une école de sciences politiques à Lyon, fer de lance d'un combat d'idées très à droite.

"J'ai à l'égard de Marion un présupposé de confiance. Je n'ai aucune raison de considérer qu'elle est malhonnête, qu'elle est dans la dissimulation, qu'elle est dans le non-dit", a déclaré la présidente du FN dans l'émission Zemmour et Naulleau sur Paris Première.

"Elle a sa place au FN"

Souhaitant "bonne chance" à l'ancienne députée FN du Vaucluse, Marine Le Pen juge son projet d'école "utile pour le développement de nos idées et accessoirement pour la fabrication de cadres pour demain". Cette "académie" destinée à réunir les différents courants de la droite doit ouvrir ses portes à Lyon en septembre prochain.

"Et si demain elle exprime le souhait de revenir en politique, évidemment elle a sa place au FN", a ajouté la dirigeante du FN et députée du Pas-de-Calais.

"Je referai peut-être des choses"

Dans une interview à Télé Lyon Métropole, Marion Maréchal, qui a récemment abandonné la partie "Le Pen" de son nom, a expliqué qu'elle n'excluait pas un retour en politique.

"Si un jour j’ai le sentiment que je peux être vraiment utile, que j’ai la légitimité pour partir, pourquoi pas, je referai peut-être des choses", expliquait-elle le 24 mai.

Ce jeudi, elle participera à une conférence organisée par ses proches, sur le thème "débranchons mai 68", poursuivant son retour sur la scène médiatique, amorcé il y a quelques semaines. En parallèle, Marine Le Pen se débat toujours avec les conséquences de sa défaite à la présidentielle. Mercredi soir, elle a admis avoir fait le "choix d'une stratégie qui n'était pas la bonne, et qui (l') a fait passer comme la leader de l'opposition (plutôt) que comme la future présidente de la République française".

"Et ce n'est pas ce que les Français attendaient de moi, c'est une erreur, c'est incontestable", a-t-elle assuré.
Charlie Vandekerkhove avec AFP