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Marine Le Pen attend de la "fermeté" du futur gouvernement italien

Marine Le Pen espère de la "fermeté" de la part du gouvernement italien.

Marine Le Pen espère de la "fermeté" de la part du gouvernement italien. - Alain Jocard - AFP

Marine Le Pen a dit mardi espérer que le futur gouvernement italien, formé par la Ligue, un parti d'extrême droite allié du FN, et le Mouvement Cinq Étoiles M5S (antisystème), fera "preuve de fermeté" en matière d'immigration et à l'égard de l'Union européenne.

La présidente du FN a souhaité "qu'ils règlent le problème de l'immigration, notamment l'immigration clandestine, qu'ils fassent preuve de fermeté" et qu'ils "fassent preuve également de fermeté à l'égard de l'Union européenne pour faire cesser les politiques d'austérité qui ont été imposées par Bruxelles à tous les peuples européens".

"C'est nous qui avons des alliés de plus en plus nombreux en Europe au moment où ceux qui se disent européistes perdent du terrain à chaque circonstance électorale. (...) Je trouve cela enthousiasmant", a ajouté la députée du Pas-de-Calais dans les couloirs de l'Assemblée nationale. "Les élections européennes peuvent être un véritable séisme en ce sens qu'une majorité eurosceptique peut être élue au Parlement européen et mettre enfin un coup d'arrêt à cette course folle de l'Union européenne", selon la finaliste de la présidentielle française de 2017.

Une "énorme différence entre le M5S et la France insoumise"

Pour elle, il y a "une énorme différence" entre le M5S et la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, "le M5S n'est pas un mouvement immigrationniste" et il est aussi "extrêmement clair dans (son) opposition aux politiques menées par l'UE", alors que "ce n'est pas vraiment le cas de M. Mélenchon", qui est "très ambigu dans son opposition à l'Union européenne".

Le président Emmanuel Macron est "à contre-sens de l'Histoire. Ce souhait de patriotisme économique, ce souhait de défendre son identité, ce souhait de rejeter les diktats de l'Union européenne et les politiques d'austérité, est en train de monter dans tous les pays en Europe", a aussi estimé Marine Le Pen.

"La démocratie a parlé"

Quant au président italien, Sergio Mattarella, qui a mené de nouvelles consultations mardi avant de décider s'il nomme Giuseppe Conte pour diriger le gouvernement populiste, la présidente du FN a estimé qu'il voulait "montrer qu'il existe" mais que "la démocratie avait parlé". 

La Ligue et le M5S "ont monté un gouvernement en se fondant sur l'importance de leurs résultats. Est-ce que le président peut interdire cela? Je ne le crois pas. Ce serait en même temps très déraisonnable et tout à fait anti-démocratique", a-t-elle estimé.

C.V. avec AFP