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Les t-shirts "made in Bangladesh" mais "finition France" du FN

Les étiquettes des t-shirts vendus au meeting de Marine Le Pen ont été découpées.

Les étiquettes des t-shirts vendus au meeting de Marine Le Pen ont été découpées. - Capture BFMTV

Les t-shirts vendus lors du meeting de Marine Le Pen à Villepinte ont été fabriqués au Bangladesh. "La finition est France", se défend l'équipe de la candidate.

Elle en a fait l'un de ses arguments de campagne. Marine Le Pen met l'accent sur le patriotisme. Patriotisme culturel mais surtout patriotisme économique qui se veut, selon elle, "intelligent". Un précepte que les équipes de la candidate du Front national ne semblent pas appliquer. Lors du meeting à Villepinte, les t-shirts à l'effigie de Marine Le Pen vendus aux militants ont été fabriqués au... Bangladesh.

Selon nos informations, la totalité des étiquettes, sur lesquelles est marquée la provenance du produit, a été découpée aux ciseaux. Toutes, sauf une, celle du t-shirt installé sur le mannequin sur laquelle on peut lire "Made in Bangladesh". Questionnées, les équipes du Front national restent muettes. "Je peux pas vous dire (pourquoi les étiquettes ont été découpées, NDLR", répond l'un des responsables. Avant de se défendre de toute contradiction avec le programme frontiste.

"Ce n'est pas du tout contraire (au programme de Marine Le Pen, NDLR), assure-t-il. Nous, nous demandons à ce que les produits soient fabriqués en France. Ce qui a été le cas puisque le brodage a été fait en France. La finition est France. Le problème du fournisseur était un problème de main d'oeuvre française qui n'est pas compétitive. C'est pour ça que nous nous battons pour la production française.

Dans son programme, Marine Le Pen promet une sortie de l'Union européenne, une taxation des entreprises qui feront appel à des travailleurs étrangers ou encore une taxation de 3 % sur les importations et jusqu'à 35 % pour les entreprises qui auraient délocalisé leur production à l'étranger pour la réimporter en France. "Moi comme présidente, ce qui m’importe c’est le travail des Français, je ne suis pas chargé de développer l’emploi chez les voisin, déclarait la candidate du FN en mars dernier. Je veux aussi mettre en place un protectionnisme économique. L’Union européenne met en oeuvre de la concurrence déloyale."

J.C. avec Salhia Brakhlia