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Interview à Rivarol: Marine Le Pen sanctionne son père en Paca

Jean-Marie Le Pen le 12 janvier 2014 au siège du parti.

Jean-Marie Le Pen le 12 janvier 2014 au siège du parti. - Mehdi Fedouach - AFP

Dans un communiqué publié mercredi, la présidente du Front national "s'oppose" à la candidature de Jean-Marie Le Pen à la présidence de la région Paca. Une décision prise après de nouvelles déclarations polémiques de son père, président d'honneur du FN.

Du jamais vu au Front national. Après l'interview donnée par Jean-Marie Le Pen à Rivarol, Marine Le Pen a décidé de sévir envers son père. "Je m'opposerai, lors du bureau politique du 17 avril prochain qui doit investir les têtes de listes pour les élections régionales, à sa candidature en Provence-Alpes-Côte d'Azur", écrit-elle dans un communiqué. Décision prise afin, selon ses termes, "de protéger au mieux les intérêts politiques du Front national".

"Son statut de président d'honneur ne l'autorise pas à prendre le Front national en otage, de provocations aussi grossières dont l'objectif semble être de me nuire mais qui, hélas, portent un coup très dur à tout le mouvement, à ses cadres, à ses candidats, à ses adhérents, à ses électeurs", dénonce aussi Marine Le Pen. "C'est une crise sans précédent" que traverse le FN, selon sa présidente qui s'exprime dans Le Monde.

Jean-Marie Le Pen a répondu à sa fille dans la matinée. "Madame Le Pen doit se poser la question de savoir si ce qu'elle fait est utile à ce qu'elle prétend servir", affirme-t-il sur RTL.

Une interview choc dans Rivarol

Le président d'honneur du FN, qui a accordé une interview à Rivarol à paraître jeudi, y multiplie les déclarations choc. "Comme je l'ai déjà dit, je n'ai jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître. L'on a été très sévère avec lui à la Libération".

Il en profite également pour multiplier les attaques internes: "l'origine politique de certains actuels dirigeants du Front a plus d'importance que leur comportement personnel", lance-t-il, avant d'ajouter: "je pense à l'influence nocive d'un homme que je trouve pour ma part tout à fait détestable: Jean-Pierre Chevènement (...) L'influence chevènementiste, si elle continue de s'exercer, est nuisible". Et de viser ainsi directement Florian Philippot, vice-président du parti. Lequel n'a pas manqué de réagir: sur Twitter, il parle d'une "rupture politique totale et définitive" avec Jean-Marie Le Pen.

A. K.