BFMTV

Florange : les syndicats reçus à l’Elysée

-

- - -

Les syndicats de l'usine ArcelorMittal de Florange sont reçus ce lundi matin à l’Elysée par François Hollande et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif. Ils demandent « des pistes de travail » pour le redémarrage des hauts fourneaux.

Journée importante pour les syndicats de l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle). Ils sont reçus à 10h ce lundi matin à l'Elysée par le président François Hollande, en présence du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Les représentants de l'intersyndicale CFDT, CGT et FO multiplient les actions depuis le début de l'année pour obtenir le redémarrage des hauts-fourneaux, et maintenir les emplois des 2 750 salariés du site. Une réunion qui se tient alors qu'ArcelorMittal a annoncé vendredi lors d'un comité central d'entreprise que les deux hauts fourneaux de Florange resteraient éteints au moins jusqu'à la fin de l'année. Faute de demande d'acier suffisante, explique la direction. Le premier haut fourneau (P3) de Florange est arrêté depuis un an et le deuxième (P6) depuis l'automne, ce qui occasionne du chômage partiel massif pour une bonne partie des 2 500 salariés permanents du site et pèse sur les nombreux sous-traitants.

« Pour nous, il y a urgence ! »

Edouard Martin est délégué CFDT d'ArcelorMittal à Florange. De cette réunion, il attend plus que des symboles : « Ce n’est pas uniquement pour serrer la main au président ou à Montebourg. Ce qu’on demande au gouvernement, c’est qu’il dise à Mittal : "Soit vous voulez sauver Florange, et dans ce cas il faut investir pour faire face à la demande d’acier au moment de la sortie de crise. Ou alors vous ne voulez plus de Florange, et dans ce cas il faut être clair. Dans ce cas, nous, gouvernement français, allons regarder d’autres pistes possibles, notamment celle d’un éventuel repreneur". C’est simplement pour essayer de sortir de là avec des pistes de travail qui pourraient se mettre en œuvre très rapidement. Parce que pour nous, il y a urgence ! »

« On a besoin de Hollande pour sauver l’usine »

Walter Broccoli est secrétaire général de FO à Florange. Pour lui, « Monsieur Sarkozy a beaucoup cru dans les paroles de M. Mittal, et à chaque fois il s’est fait rouler dans la farine. Aujourd’hui François Hollande est plus fort, parce que nous, les syndicats, lui avons expliqué la réalité du terrain, ce qu’il s’y passe réellement. Là, il est armé et M. Mittal ne pourra plus lui raconter n’importe quoi. Aujourd’hui, on est persuadé qu’on gagnera le combat. On a besoin de Hollande, ce sera notre arme. On a besoin de lui pour soutenir notre usine, et je pense qu’il en a envie aussi. »