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Politique

"Fête à Macron" le  5 mai: Hamon dénonce les "manipulations" du gouvernement

Benoît Hamon le 2 décembre 2017 au Mans

Benoît Hamon le 2 décembre 2017 au Mans - JEAN-FRANCOIS MONIER, AFP/Archives

Benoît Hamon a dénoncé ce vendredi la "manipulation" du gouvernement qui associe "la fête à Macron" prévue le samedi 5 mai, à d'éventuelles violences.

Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, a dénoncé vendredi les "manipulations" du gouvernement autour de la manifestation pour "faire la fête à Macron", organisée le 5 mai à Paris, qui se veut selon lui festive et non violente.

"Fête", "stands" et "pique-nique"

"Ce qui n'est pas sérieux, c'est la manipulation", a déploré l'ex-candidat socialiste à la présidentielle sur franceinfo, fustigeant les propos tenus jeudi par Benjamin Griveaux.

"Dans le langage populaire, "faire la fête à quelqu'un" ça peut avoir une double signification: il y a un côté sympathique et festif et puis il y a un côté plus violent "on va lui faire sa fête"", avait déclaré le porte-parole du gouvernement sur France Inter au sujet de cette manifestation initiée par le député LFI François Ruffin.

"Il y a manipulation de Benjamin Griveaux, il y a manipulation du gouvernement", a dénoncé Benoît Hamon. "Les membres de Générations ont participé au comité d'organisation de cette manifestation, on y parle de fête, on y parle de stands, on y parle de pique-nique", a expliqué l'ancien ministre, qui y participera samedi.

"Personne n'a envie que cette journée soit souillée"

"Personne n'a envie de se retrouver au milieu des gaz lacrymogène et des "black blocs"", a-t-il assuré, quelques jours après les violences en marge du défilé du 1er mai. "Là honnêtement, c'est un mauvais procès, c'est objectivement assez misérable", a renchéri Benoît Hamon.

"Le drame, c'est quand ces moments qui sont des moments de revendication" et lors desquels "il y a des messages que les citoyens (...) veulent passer au gouvernement (...), s'effacent parce qu'il y a de la violence", a-t-il avancé.

"Aucun de ceux qui demain iront pique-niquer, défiler, et j'appelle les Français à être nombreux à y aller, n'a envie que cette journée du 5 mai soit salie et souillée par des violences", a-t-il conclu.

M. F. avec AFP