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Pierre Laurent: Manuel Valls "ne sera jamais un premier ministre de gauche"

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, lors d'un meeting à Bobigny, le 30 janvier 2015 - Photo d'illustration

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, lors d'un meeting à Bobigny, le 30 janvier 2015 - Photo d'illustration - Thomas Sanson - AFP

Le secrétaire du parti communiste français (PCF) Pierre Laurent a contesté la ligne politique du gouvernement lorsque qu'elle risquerait de conduire à l'échec de la gauche en 2017 faute de candidat.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français ( PCF) et sénateur de Paris s'est exprimé, ce jeudi, un an après les attentats de janvier 2015 contre de Charlie Hebdo. Il a également expliqué sa crainte de voir la gauche absente à l'élection présidentielle faute de "candidat" qui ne saurait, à ses yeux, être François Hollande, selon une interview révélée par la chaîne de télévision Public Sénat.

Le secrétaire national du PCF a notamment évoqué la politique "inquiétante" de François Hollande, basée, selon lui, sur le seul fait "de se faire réélire en 2017" sans que sa politique ne soit "guidée par un véritable projet pour la France".

Où est donc passée la gauche ?

Dans le cadre du plan de lutte antiterroriste mis en place par le gouvernement depuis les attaques meurtrières commise à Paris et Saint-Denis, Pierre Laurent est revenu sur le principe de la déchéance de nationalité, "contraire aux valeurs de la gauche", a-t-il expliqué, lorsque "Manuell Valls ne sera jamais une premier ministre de la gauche, ça se confirme."

En 2016, Pierre Laurent entend "dépenser tous [ses] efforts pour que nous ayons un candidat de gauche, sur un projet de gauche, sur les valeurs de la gauche" et "ce candidat ne peut pas être un candidat qui propose la déchéance de la nationalité, une loi Macron 2 et la casse du code du travail", a-t-il déclaré sur Sud Radio et Public Sénat.

Un gouvernement, qui d'après le sénateur communiste, "ne défend plus une ligne de gauche". Pierre Laurent a d'ailleurs rappelé que les communistes voteraient contre le projet inscrivant l'état d'urgence dans la loi fondamentale et élargissant les possibilités de déchéance de nationalité pour les criminels terroristes

A.-F. Lespiaut