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Mélenchon et 4 députés LFI menacés de mort

Jean-Luc Mélenchon affirme que 5 députés LFI sont menacés de mort.

Jean-Luc Mélenchon affirme que 5 députés LFI sont menacés de mort. - Capture Europe 1

Le député de la France insoumise et quatre de ses collègues de l'Assemblée font l'objet de menaces de mort. Il accuse "des groupuscules radicalisés de l'extrême droite" et demande à Gérard Collomb de "réagir".

Jean-Luc Mélenchon a fait l'objet de menaces de mort de la part d'un groupuscule d'extrême droite pendant la campagne des législatives à Marseille. Informé en octobre, il demande désormais à ce que Gérard Collomb soit entendu par la justice pour ne pas l'avoir mis au courant.

"Quand vous découvrez, quatre mois après, que neuf personnes participaient à un complot pour vous assassiner et qu’on ne vous a pas prévenus, vous avez le droit de vous en émouvoir", s'indigne-t-il sur Europe 1, avant d'indiquer s'être "porté partie civile dans cette affaire". Christophe Castaner, également menacé, s'est lui aussi porté partie civile. Et selon Jean-Luc Mélenchon, quatre autre députés LFI font l'objet de menaces.

"L'extrême droite doit être prise au sérieux"

Un ancien militant du groupuscule royaliste Action Française en Provence, Alexandre Nisin, a été mis en examen début juillet pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Huit autres suspects ont été mis en examen, soupçonnés d'appartenir à son réseau.

Pendant la campagne législative, "j'ai demandé à être protégé", rappelle Jean-Luc Mélenchon, car "j'avais reçu à Marseille des menaces de mort. On me l'a refusé, et puis après je découvre que le 28 mai, ils ont arrêté ce personnage (...) Quatre mois plus tard ils en arrêtent neuf autres qui étaient toujours en action pendant ces quatre mois".

Et le leader de la France insoumise de prévenir:

"L'extrême droite doit être prise au sérieux comme danger de violence et de meurtre. C'est eux qui attaquent à Montpellier un amphi d'étudiants, c'est eux qui attaquent à Tolbiac, c'est eux qui me menacent de mort. C'est eux qui font des contrôles d'identité dans la rue dans au moins deux villes. Ca suffit. Maintenant le ministre de l'Intérieur doit prendre au sérieux la menace que représentent les groupuscules radicalisés de l'extrême droite".

A. K.