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Jean-Luc Melenchon promet "l'enfer" aux Chypriotes

Jean-Luc Mélenchon s'est opposé à l'armement des rebelles syriens

Jean-Luc Mélenchon s'est opposé à l'armement des rebelles syriens - -

L'eurodéputé, intervenant à la télévision dimanche après-midi, s'est opposé au sauvetage des banques de Chypre, "devenues la machine à nettoyer l'argent sale d'une partie de l'Europe".

"Chypre entre en enfer comme les Grecs, il va leur arriver maintenant malheur sur malheur, et ça ne servira à rien", a déclaré Jean-Luc Mélenchon dimanche 17 mars sur France 5.

"Une fois de plus, on va assortir une aide d'un plan d'austérité pour mettre en équilibre les dépenses et les recettes. Comme on va mettre en équilibre, on va faire l'austérité. Et comme on va faire l'austérité, il y aura moins de rentrées et plus de déficit. Et donc on va recommencer", a déploré le député européen, coprésident du Parti de gauche.

"Bienvenue en enfer!" s'est-il exclamé. Les Chypriotes "vont être aidés par l'Europe, c'est à dire que commencent pour eux des souffrances qui ne servent à rien comme en Grèce", a-t-il ajouté.

Pour lui, "les banques ont ruiné Chypre". Elles "avaient un bilan qui représentait huit fois la richesse totale produite par le pays, et ces gens se sont gorgés de trucages, de produits, d'arrangements de toute sorte, et sont devenus la machine à nettoyer l'argent sale d'une partie de l'Europe. Maintenant tout ça leur retombe sur la figure" et elles "vont être sauvées, car l'Europe vient sauver qui, pas Chypre, mais les banques", a-t-il conclu.

Contre l'armement des rebelles syriens

Par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon s'est aussi exprimé sur la Syrie. "Armer des gens auxquels on n'a posé aucune condition politique, c'est leur donner les moyens d'une victoire dont nous ne savons rien du contenu. Est-ce que la leçon libyenne ne nous a pas suffi? Est-ce que nous ne sommes pas en train de patauger dans l'absurdité en combattant au Mali des gens que nous prétendons soutenir et armer en Syrie?"

Selon le député européen, "ceux qui font ça mettent le doigt dans un engrenage terrifiant", car "il y aura la guerre derrière", pointant notamment le plateau du Golan, région du sud de la Syrie occupée par Israël.

Pour lui, "il n'y a pas d'autre sortie de la crise que la négociation et la politique", et "il n'y a aucune issue militaire à cette affaire".

J. H. avec AFP