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Européennes: Royal pourrait se lancer sans l'étiquette PS

Ségolène Royal

Ségolène Royal - LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

L'ancienne ministre se donne jusqu'à janvier pour tester l'hypothèse d'une liste rassemblant au-delà du Parti socialiste.

Son nom avait circulé parmi les potentiels remplaçants de Nicolas Hulot. Désormais il revient à l'occasion des européennes de mai 2019: difficile d'échapper à l'hypothèse d'un grand retour de Ségolène Royal sur la scène politique. L'intéressée elle-même entretient le flou sur la question.

Une chose semble décidée: elle ne figurera pas sur une liste du Parti socialiste. Les mauvais souvenirs sont encore vivaces: en 2007, la candidate malheureuse à la présidentielle n'avait pas du tout été soutenue par le parti. Le PS, qui se remet à peine de sa déroute électorale, n'a pas non plus l'attrait d'un parti florissant, en témoigne sa difficulté à trouver une tête de liste pour le scrutin de mai 2019.

Olivier Faure lui aurait déjà proposé le poste, mais Ségolène Royal ne veut pas faire les frais d'un nouveau fiasco. "Je ne veux pas devenir députée européenne de base", dit-elle dans Le Parisien. Pour certains fidèles, elle est pourtant "la seule qui peut faire passer au PS la barre des 10% des voix".

Jean-Louis Borloo sur la liste?

Que faire alors? L'ancienne ministre a bien sa petite idée: elle pourrait mener sa propre liste aux européennes, entourée de personnalités socialistes et écologistes qu'elle choisirait. Le tout, en marge du PS et au nom de l'écologie politique. Le nom de Jean-Louis Borloo circule pour y figurer, rapporte Europe 1. Luc Carvounas, député PS à l'origine du mouvement "gauche arc-en-ciel" destiné à réunir plusieurs branches de la gauche, estime qu'elle "peut relever le gant".

Ségolène Royal, toujours ambassadrice des pôles, se donne jusqu'au début de l'année pour se décider. Mais le sujet pourrait rapidement revenir sur la table: le 31 octobre paraît son livre, qui devrait être l'occasion d'une tournée médiatique... et de questions sur son avenir politique.

L'intéressée est partie pour le Canada, laissant les rumeurs prospérer. En attendant janvier, il faut compter sur elle pour attaquer régulièrement la politique d'Emmanuel Macron: lundi sur RTL, elle a relevé qu'il n'y avait "pas une semaine où il n'y (avait) pas un recul sur l'écologie. On comprend mieux la démission de Nicolas Hulot". Le combat ne fait que commencer.

Ariane Kujawski