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Najdovski: "la désunion n'est pas l'apanage des Verts!"

Christophe Najdovski, le candidat EELV à la mairie de Paris a rassemblé les Verts derrière lui.

Christophe Najdovski, le candidat EELV à la mairie de Paris a rassemblé les Verts derrière lui. - -

Le candidat EELV à la mairie de Paris se réjouit de l'union affichée par son parti, au moins pour les municipales. Il évoque également une campagne marquée, selon lui, par une "écologie de façade". Entretien.

Quelque peu éclipsé par le duel des favorites à la mairie de Paris, Christophe Najdovski aura au moins réalisé une prouesse durant cette campagne: unir les Verts derrière lui. En marge de son premier meeting de campagne cette semaine, le candidat Europe Ecologie - Les Verts aux élections municipales dans la capitale a répondu aux questions de BFMTV.com.

Comment s'est déroulé, mardi, votre premier meeting de campagne?

Il y avait beaucoup de monde, l’ensemble de la famille écologiste était réunie, notamment Emmanuelle Cosse (la secrétaire générale), Pascal Durand (son prédécesseur), Cécile Duflot et Pascal Canfin. L’unité, on l’a annoncée et on l’a faite, contrairement à la droite.

Pourtant, les Verts sont connus pour être un parti turbulent...

Ce n’est pas l’apanage des Verts! Souvenez-vous de la bataille entre Jean-François Copé et François Fillon, ce n’était pas triste! Ni d’ailleurs celle entre Martine Aubry et Ségolène Royal! Chez les Verts, on est sûrement un peu plus transparents, ce qui donne l’impression de ne pas être unis. Mais aujourd’hui, on tire tous dans le même sens.

Le soutien de Cécile Duflot était-il important pour vous?

Oui, sa venue montre bien la qualité des soutiens à ma candidature, c’est un signe extrêmement positif. En même temps, le contraire aurait été inquiétant!

L’écologie est-elle assez présente dans la campagne ?

Oui, et c’est important que certains sujets soient mis sur la table. Malheureusement, il s’agit souvent d’une écologie de façade, on met un peu de couleur verte sur des projets, et c’est tout. L’écologie, elle, se pense plus globalement.

Le fait que les autres candidats se soient approprié les questions environnementales vous handicape-t-il?

Oui, car il existe une confusion entre l’écologie et l’environnement. Or, l’écologie ne se résume pas à l’environnement. Et puis, on voit bien que de nombreux obstacles existent au moment de passer aux actes. A Paris, l’exemple de la circulation alternée l’illustre bien: au moment de passer à l’acte, les socialistes s’y sont opposés.

Justement, n’est-ce pas incompatible d’être adjoint au maire sortant et de faire campagne contre la première adjointe?

Non, on peut être partenaire et ne pas avoir la même vision des choses. Un exemple: une autoroute urbaine qui passe dans la capitale (le long de la Seine, ndlr), c’est une situation anachronique. On ne construit pas pas la ville du 21ème siècle sur les bases du siècle précédent.

Où vous voyez-vous dans trois mois ?

Ce sont les Parisiens qui en décideront. Mais j’espère toujours pouvoir rendre service à la ville, et de rester un acteur de son développement.

Yann Duvert