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Le groupe EELV à Paris veut renommer la Journée du patrimoine en Journée du "matrimoine"

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Le groupe EELV au Conseil de Paris a proposé mardi soir de renommer les Journées du patrimoine en "Journées du matrimoine et du patrimoine" par souci d'égalité femmes-hommes.

Mercredi soir au Conseil de Paris, le groupe EELV a conseillé un nouveau nom pour les Journées du patrimoine. En plein débat sur l’écriture inclusive, l’élue Joëlle Morel a proposé de modifier le nom des Journées européennes du patrimoine pour le transformer en "Journées du matrimoine et du patrimoine", assurant que l’égalité entre femmes et hommes "dans les arts et dans la culture, passait par la revalorisation de l’héritage des femmes artistes et intellectuelles d’hier", comme le signale Le Lab.

"En réhabilitant la notion de matrimoine et les femmes qui le composent, nous nous réapproprierons l’héritage culturel qu’on nous vole (…) Nous souhaitons que la ville utilise ces journées pour intégrer à notre héritage commun les femmes et leur production", a-t-elle assuré devant les membres du Conseil de Paris.

"C'est l'esprit qui est atteint"

Mais la proposition du groupe EELV n'a pas plus à tout le monde, notamment au groupe UDI-MoDem, qui a aussitôt publié un communiquée. Le président du groupe, Eric Azière, dénonce un "combat pour l'égalitarisme des genres", affirmant que "ce n'est plus la langue française qui est danger, c'est l'esprit qui est atteint". 

"On se demandait à quoi servait le groupe écologiste Conseil de Paris (...) On est très impatients en tout cas de découvrir leur prochain vrai combat pour Paris", écrit-il, conseillant au passage à la municipalité de s'occuper des rues de la ville, "du boulevard des Capucins et Capucines, ou celui des Italiennes et Italiens".

L'ironie du président du groupe UDI-MoDem a déplu au groupe écologiste, selon lequel la réponse d'Eric Azière démontre "toute l'étendue du travail à mener pour l'égalité femmes-hommes et par ricochet du Président du groupe UDI-Modem".

Alors que le gouvernement a décidé mardi de bannir l'écriture inclusive, le Conseil de Paris avait assuré que la municipalité allait continuer à l'utiliser.

G.D.