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Jean-Vincent Placé: "Un référendum ou une dissolution après les régionales"

Jean-Vincent Placé était l'invité ce vendredi 27 juin de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC.

Jean-Vincent Placé était l'invité ce vendredi 27 juin de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC. - -

Jean-Vincent Placé était l'invité ce vendredi 27 juin de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC. Le chef de file des écologistes au Sénat a notamment annoncé souhaiter une candidature commune PS-EELV pour la présidentielle de 2017.

Le chef de file des écologistes au Sénat était l'invité ce vendredi de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC. Il a notamment annoncé vouloir un référendum ou une dissolution du Parlement après les élections régionales.

# Après les régionales, une dissolution?

Jean-Vincent Placé a parlé d'un véritable "désaveu" et d'une "défiance" vis-à-vis des institutions de la Cinquième République. "Pourquoi ne pas retourner devant les Françaises et les Français?", s'est interrogé le sénateur de l'Essonne.

L'écologiste a notamment affirmé qu'il souhaitait l'organisation d'un référendum ou une dissolution du Parlement après les élections régionales de 2015. La dissolution aurait lieu "après rénovation" des institutions et après "modification du mode de scrutin".

# 2017: une candidature PS-EELV

Une candidature écologiste à l'élection présidentielle n'a "que peu d'intérêt", a estimé Jean-Vincent Placé, en rappelant notamment le mauvais score d'Eva Joly en 2012. Le membre d'Europe Ecologie Les Verts souhaite la mise en place d'une "primaire commune" entre le Parti socialiste et Les Verts afin de faire le "rassemblement" autour d'un projet de "social-écologie". Selon lui, il n'y aura donc pas de candidat EELV en 2017.

# Hollande: les trois conditions de son maintien en 2017

François Hollande candidat à un second mandat en 2017? "Ca dépendra de lui", assure Jean-Vincent Placé. Le sénateur a cependant donné trois conditions: le chef de l'Etat devra tout d'abord "infléchir sa politique sur la question sociale et sur la question écologique".

Le président de la République devra également "réunifier son camp", indique le sénateur écologiste. Enfin, François Hollande devra "renouer a minima une relation avec les Françaises et les Français".

# Budget: le vote en "famille", comme "à Noël"

Jean-Vincent Placé votera "très vraisemblablement" le budget: "A un moment, quand on est dans la majorité on [lui] exprime son soutien, et c'est au moment des votes des budgets [qu'on le fait]." Le sénateur a assuré que le vote du budget, c'est comme un "repas de Noël": il faut y participer pour montrer que "l'on appartient à la famille".

Mais l'écologiste a toutefois déclaré qu'il participera à la discussion budgétaire et espère "évidemment que le gouvernement puisse bouger", notamment sur le budget de l'écologie, "encore réduit".

# Chômage: "Pas de retournement"

"Je ne vois pas de retournement", a déclaré l'écologiste en commentant les derniers chiffres du chômage. "La situation est très difficile", a assuré Jean-Vincent Placé, "[elle] n'est pas conjoncturelle". Selon lui, "il faut totalement revisiter notre mode de pensée sur le sujet".

Jean-Vincent Placé estime ainsi que le Pacte de responsabilité, qui a "quelques vertus", doit être doté d'un "volet social". La politique gouvernementale, selon lui, "manque d'équilibre" et n'est pas suffisamment tournée vers la "transition énergétique" et la "consommation populaire".

Maxence Kagni