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Estrosi propose de réserver les stations de ski des Alpes-Maritimes aux seuls habitants du département

Le maire de Nice réclame au gouvernement l'ouverture dès le mois de décembre des stations de la région et de leurs remontées mécaniques, alors que le département a déjà été durement touché par la tempête Alex au mois d'octobre.

Le maire de Nice Christian Estrosi a proposé jeudi de réserver "uniquement" aux habitants des Alpes-Maritimes et propriétaires de résidences secondaires l'accès aux stations de sports d'hiver voisines, dans une tentative de sauver leur ouverture dès décembre compromise par l'épidémie de coronavirus.

"Nous sommes sur des stations de proximité et nous avons eu les intempéries (...) Nous ne souhaitons pas subir la double peine, la tempête Alex et la non-reprise de l'activité de nos stations", a plaidé le maire.

Il réclame que le gouvernement fasse une exception pour les stations d'Isola 2000 et Auron, ainsi que pour le domaine de ski de fond voisin après que Nice et son arrière-pays ont subi de lourds dégâts au passage de la tempête Alex le 2 octobre.

Isola 2000 et Auron réalise un quart de leur chiffre d'affaires à Noël avec respectivement 2000 et 7000 skieurs par jour en moyenne. L'élu LR a invoqué un risque d'hémorragie démographique irréversible si les 2500 emplois dans les sports d'hiver sont menacés, ainsi que le "besoin de créer une note d'optimisme pour ne pas perdre les futures réservations" en envoyant un signal que le tourisme reprend après les images de dévastation de la tempête.

Outre un protocole sanitaire strict, avec la non-utilisation des télécabines ou la diminution de la jauge d'accueil des remontées, il a proposé de limiter "l'accessibilité uniquement aux habitants du 06 et propriétaires fonciers".

Limiter la vente de forfaits à 50%

Christian Estrosi a aussi suggéré de limiter à 50% la vente de forfaits par rapport à la moyenne des trois dernières années et de n'accepter que des personnes pouvant se prévaloir des résultats négatifs d'"un test PCR de moins de trois jours".

"Nous proposons un protocole sanitaire strict sur une situation qui n'est en aucun cas comparable aux autres grandes stations françaises. Nous sommes de belles stations (...) mais contrairement à Courchevel, Mégève, Val d'Isère, etc, qui vivent à 90% avec une clientèle nationale et internationale, nous vivons à 90% avec une clientèle locale", a-t-il avancé.

"Nous avons bossé comme des malades pour être en mesure de rouvrir nos stations" et réparé les routes "dans un temps record", a-t-il ajouté, appelant à "un vrai geste gouvernemental" justifié selon lui par la tragédie du 2 octobre.

Mélanie Rostagnat avec AFP Journaliste BFMTV