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Enquête ouverte sur Christine Lagarde dans l'affaire Tapie

La Cour de justice de la République (CJR) a approuvé la demande d'ouverture d'une enquête visant la directrice du Fonds monétaire international Christine Lagarde à propos d'un arbitrage en faveur de l'homme d'affaires Bernard Tapie en 2008. L'ex-ministre

La Cour de justice de la République (CJR) a approuvé la demande d'ouverture d'une enquête visant la directrice du Fonds monétaire international Christine Lagarde à propos d'un arbitrage en faveur de l'homme d'affaires Bernard Tapie en 2008. L'ex-ministre - -

Une enquête visant la directrice du FMI, Christine Lagarde, pour "complicité de faux" et de "détournement de fonds publics" a été ouverte jeudi en France à propos d'un arbitrage en faveur de Bernard Tapie en 2008.

Christine Lagarde est finalement bien visée par une enquête qui s’est ouverte ce jeudi. Le procureur reproche le choix de l'arbitrage privé, dans l'affaire Tapie /Crédit Lyonnais, en 2008, alors qu'il s'agit d'argent public.

L'ex-ministre de l'Economie, nommée en juillet à la tête du FMI, est mise en cause pour avoir abandonné la voie judiciaire en 2007 dans un litige concernant la revente d'Adidas en 1993.

Il lui est aussi reproché d'avoir renoncé à contester l'arbitrage privé attribuant 285 millions d'euros à Bernard Tapie en 2008 - 400 millions avec les intérêts.

L'avocat de Christine Lagarde se dit confiant, convaincu d'un non-lieu, il est certain que cette procédure judiciaire n'est pas incompatible avec ses fonctions de directrice générale du FMI.

La commission des requêtes de la CJR, juridiction dédiée aux membres du gouvernement, a accepté la demande d'ouverture d'enquête déposée - pour "abus d'autorité" - par le procureur général de la Cour de cassation Jean-Louis Nadal le 10 mai.

Après rédaction d'un réquisitoire introductif par le parquet, trois juges de la Cour de Justice de la République (CJR) vont conduire l'instruction, susceptible de durer plusieurs années et qui devra dire si Christine Lagarde doit ou non faire l'objet d'un procès.

« Cette décision me parait tout à fait logique »

Première réaction, celle de Jean-Marc Ayrault, le président du groupe socialiste à l'Assemblée qui a qualifié cette décision de « tout à fait logique. Pourquoi le gouvernement a-t-il utilisé une procédure inhabituelle ? Un tribunal privé pour régler un différend avec Bernard Tapie est pour, au bout du compte, faire un énorme cadeau financier qui a choqué tant de français. Nous, les députés socialistes, nous avons saisi la Cour de Justice de la République (CJR) pour faire la lumière, dégager les responsabilités. Nous n’étions pas seuls, la Cour des Comptes avait établie aussi des anomalies dans ce dossier. Alors, pour madame Lagarde, c’est une lourde responsabilité, d’autant que maintenant elle exerce des responsabilités importantes à la tête du FMI et tout ça effectivement est tout à fait regrettable ».

dossier :

Affaire Tapie

La Rédaction avec Reuters