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Quand Hollande fait la bise à Dassault et ironise: "Ce sera dans 'Le Figaro'"

François Hollande, Serge et Olivier Dassault mercredi en Gironde.

François Hollande, Serge et Olivier Dassault mercredi en Gironde. - Caroline Blumberg / POOL / AFP

François Hollande a visité mercredi l'usine Dassault Aviation à Mérignac en compagnie de Serge Dassault et de son fils Olivier. L'occasion d'échanges très amicaux.

François Hollande a salué, mercredi, lors d'une visite de l'usine Dassault Aviation à Mérignac la vente de 24 avions Rafale à l'Égypte, un "succès remarquable" pour la filière aéronautique de la France mais aussi un exemple et un espoir pour toute son économie.

A son arrivée, un Rafale a survolé l'usine à basse altitude et, lors de sa visite de la chaîne de montage, François Hollande est monté dans le cockpit de l'appareil.

Il a été accueilli par le PDG du groupe. "Tu m'embrasses?", a lancé Serge Dassault au Président qui a accepté en le taquinant: "ce sera dans Le Figaro de ce soir". Un échange curieux quand on sait les nombreux différends qui opposent les deux hommes.

Les exemples d'accrochages entre le quotidien propriété de l'industriel et le pouvoir socialiste sont en effet multiples.

Et le sénateur UMP soupçonné d'achat de votes à Corbeil-Essonnes ne manque jamais de critiquer les socialistes et François Hollande que ce soit au Sénat ou dans ses voeux annuels dans Le Figaro.

"Merci à toi"

L'hôte de l'Elysée a ensuite salué de la même façon Olivier Dassault, l'héritier du milliardaire. "Félicitations", lui a-t-il lancé. "Merci à toi", a répondu le député UMP a qui Manuel Valls n'avait pas manqué de rappeler en décembre dernier ce que son groupe devait à l'Etat.

A un fournisseur qui attendait du Président qu'il fasse "les efforts nécessaires" pour que d'autres Rafale soient vendus, le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, a précisé: "Je confirme, il mouille la chemise".

Olivier Dassault, photographe à ses heures perdues, a immortalisé le moment en prenant des photos sur son téléphone.

Pour rappel, pendant la campagne présidentielle de 2012, Serge Dassault, avait agité un chiffon rouge en affirmant que les industriels quitteraient la France en cas de victoire de François Hollande.

Karine Lambin