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Macron prévient que le 11 mai sera une étape "importante", mais pas le retour à la normale

Le président de la République a tenu à "rendre hommage l'ensemble du monde agricole et de l'ensemble de la chaîne agroalimentaire".

Il a voulu profiter de son allocution pour évoquer une autre date importante du mois de mai. Emmanuel Macron a souligné vendredi que le 11 mai serait "une étape importante" avec le début du déconfinement mais pas le passage "à une vie normale", à l'occasion d'une réception à l'Elysée pour remercier "l'ensemble du monde agricole". 

"Le 11 mai sera une étape importante évidemment. Et nous serons aussi là dans la durée car le 11 mai ne sera pas le passage d'un état actuel à une vie normale", a déclaré le chef de l'État.

"Il y aura une reprise qu'il faudra organiser"

"Il y aura une reprise qu'il faudra organiser et donc un accompagnement qu'il faudra continuer", a-t-il ajouté, en présence du ministre de l'Agriculture Didier Guillaume, du président du marché de Rungis Stéphane Layani et de représentants de la filière horticole, en plein crash des producteurs de muguet paralysés par la fermeture des fleuristes. 

Emmanuel Macron a dit vouloir, sur un ton empathique, par ce brin de muguet partagé à l'Elysée, essayer "de briser toute la frustration des fleuristes qui n'auront pas pu offrir, toute la tristesse des enfants" qui n'auront pas pu aller l'acheter et "la solitude de tant de nos aînés" qui ne l'auront pas reçu.

Hommage au monde agricole

Le président de la République a tenu à "rendre hommage l'ensemble du monde agricole et de l'ensemble de la chaine agroalimentaire", citant l'horticulture, le maraichage, la pêche, les entreprises de transformation et l'ensemble de la logistique et de la distribution.

"Elle a tenu et dans cette période notre peuple a été nourri", a-t-il souligné.

Stéphane Layani a lui relevé l'"exploit incroyable" de la filière. "Nous avons fait passer 20 millions de Français de la cantine ou restaurant d'entreprise à leur foyer"

"Première conséquence, les gens ont eu l'impression que c'était plus cher. Il y a eu aussi une forme de précarisation", a-t-il ajouté, soulignant que 800 tonnes avaient été données.

Les Français "ont remangé plus local. Il faudra dans la durée poursuivre sur ces vertus", a salué Emmanuel Macron.

JP avec AFP