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Macron dit non au RIC, oui à un référendum d'initiative partagée provoqué par les citoyens

Le chef de l'Etat s'est prononcé ce jeudi contre un référendum d'initiative citoyenne (RIC), mesure portée par les gilets jaunes, mais souhaite que le référendum d'initiative partagée puisse être poussé par au moins "un million de citoyens" ayant signé une pétition.

Pas de RIC, mais un renforcement du référendum d'initiative partagée. C'est ce que le président de la République a annoncé ce jeudi soir lors de sa première conférence de presse, donnée à l'Elysée à l'issue du grand débat national né de la crise des gilets jaunes. 

"Tel qu'il (le RIC, NDLR) est proposé, il me semble remettre en cause la démocratie représentative", a jugé devant ses ministres et les journalistes Emmanuel Macron. Malgré tout, le Président s'est prononcé en faveur de "'plus de place pour la voix référendaire dans notre démocratie". 

Ainsi, dans le cadre de la réforme constitutionnelle à venir, Emmanuel Macron souhaite pouvoir "aller plus loin sur le référendum d'initiative partagée": simplifier ses règles, et permettre que son initiative puisse venir d'au moins "un million de citoyens" dénombrés via une pétition. 

Afin que cette pétition puisse ensuite "prospérer en projet de loi, et si elle n'était pas examinée par les assemblées, aller au référendum". "Je pense que c'est une bonne voie, qui respecte la démocratie représentative mais qui permet à un million de citoyens de pousser le Parlement à discuter d'un texte ou bien d'aller au référendum", a conclu le chef de l'Etat sur ce sujet. 
Liv Audigane