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Les réactions politiques à l’intervention de Hollande

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Plusieurs personnalités ont réagi au discours de François Hollande au 20h de TF1, dimanche soir.

Sans surprise, la première secrétaire du PS Martine Aubry a salué dimanche, après l'intervention télévisée de François Hollande, "un président mobilisé et mobilisateur", "à la hauteur" de ses "responsabilités historiques".

"François Hollande s'est montré à la hauteur des responsabilités historiques qui sont les siennes : un président mobilisé et mobilisateur", écrit la maire de Lille dans un communiqué.

Le député PS Jean-Christophe Cambadélis a pour sa part salué dimanche soir, après l'intervention télévisée de François Hollande sur TF1, "un président de combat, à l'offensive".

Le président du groupe écologiste au Sénat, Jean-Vincent Placé : "Je trouve (François Hollande) depuis quatre mois de la même manière, décidé, serein, actif. Il y a peu de choses nouvelles (...) J'ai entendu aussi +prélèvement écologique+, ce dont je me réjouis". "Cela donne une feuille de route à la majorité gouvernementale et parlementaire solide (...) Pour ma part, je ne trouve pas qu'il y ait un changement, je trouve qu'il y a un renforcement" (sur BFMTV).

Le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi: "François Hollande s'est livré à un grand numéro de mystificateur (...) tentant en vain d'expliquer l'inexplicable (...) Nous avions raison de dénoncer pendant la campagne le manque d'expérience et la mauvaise foi de la gauche qui nuisent à la crédibilité de notre pays (...) Si Nicolas Sarkozy a réussi pendant 5 ans à réformer la France, François Hollande lui regarde la France couler à pic (...) C'est encore flou, il y a toujours un loup". "Il voulait réenchanter le rêve, mais en 100 jours il a désenchanté le rêve français!".

Bernard Accoyer, ancien président UMP de l'Assemblée nationale: "Quatre mois après son élection, François Hollande demeure, tel que candidat il s'est présenté aux Français, dans l'incantation et le flou (...) En dehors de la confirmation d'un choc fiscal généralisé de 20 milliards d'euros, allant jusqu'à la fiscalité punitive, François Hollande est, comme à son habitude, resté dans l'ambiguïté".

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a ironisé dimanche sur l'intervention télévisée du président François Hollande, dénonçant une "impuissance molle" après "l'impuissance excitée" de son prédécesseur Nicolas Sarkozy.

"M. Hollande nous a expliqué qu'il avait un gouvernement d'amateurs. Donc, je pense qu'il a rejoint en l'occurrence l'analyse qui était la mienne", avec "4 ou 5 ministres qui, en quelque sorte, tenaient la route", a dit l'eurodéputée sur BFMTV.

"Il m'est apparu un président totalement impuissant, exprimant des désirs en matière de croissance, quelques mesurettes qui d'ailleurs viennent quasiment de l'ère Mitterrand. C'est presque préhistorique mais il a affirmé en revanche qu'il allait ponctionner 33 milliards" sur "les classes moyennes évidemment par l'intermédiaire de la CSG, sur les PME, PMI", a-t-elle dit.

"On a remplacé une impuissance excitée, qui était celle de Nicolas Sarkozy, par une impuissance molle", selon la responsable FN. "

BFMTV avec AFP