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L'affaire Cahuzac a fait réagir la classe politique

L'ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac.

L'ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac. - -

Revivez les réactions sur l'affaire Cahuzac mercredi matin, au lendemain des aveux du ministre du Budget.

Mercredi matin, les réactions politique se sont succédées après les aveux de Jérôme Cahuzac, mardi. Point d'orgue de la matinée, la déclaration télévisée du président François Hollande, qui a fustigé "un outrage à la République" et annoncé plusieurs mesures.

13h35 - L'UDI veut une commission d'enquête sur "l'action du gouvernement" de décembre à avril

Le groupe UDI à l'Assemblée, présidé par Jean-Louis Borloo, a demandé la création d'une commission d'enquête sur "l'action du gouvernement" dans l'affaire Cahuzac "entre le 4 décembre 2012 et le 2 avril 2013".

Le 4 décembre correspond aux premières informations diffusées par Mediapart sur le compte suisse de Jérôme Cahuzac, et le 2 avril à ses aveux et à sa mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale.


13h30 - Arthaud, "un symptôme de la pourriture capitaliste"

Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) voit dans l'affaire Cahuzac un "symptôme de la pourriture capitaliste". Dans un communiqué, celle qui fut la candidate de LO à l'Elysée assure: "Frauder au fisc est une seconde nature pour tout bourgeois qui se respecte. Fondé sur l'exploitation, dirigé par les plus fortunés, ce système fait de l'individualisme et l'enrichissement des valeurs cardinales".

"Il est pourri de fond en comble par l'argent et c'est logiquement qu'il engendre des politiciens à son image, aussi cupides que dénués de scrupules", poursuit la responsable trotskiste.

"Affaire Cahuzac, affaire Sarkozy, affaire Woerth, affaire Guérini... De l'UMP au PS, la bourgeoisie a la classe politique qu'elle mérite", énumère-t-elle.

13h10 - Jacob: "des réponses de diversion"

Le président des députés UMP, Christian Jacob, a estimé que François Hollande a fait des "réponses de diversion" dans une réaction à l'intervention du président de la République sur l'affaire Cahuzac.

"Il n'a pas mesuré la gravité de la situation. On l'attendait sur deux questions: est ce qu'il savait, et depuis quand il savait ? Il a fait diversion avec des mesures sur les déclarations de patrimoine".

13h05 - Le Roux: "les mots qu'il faut, les décisions qui s'imposent"

Le président des députés socialistes, Bruno Le Roux, a jugé, juste après l'intervention de François Hollande sur l'affaire Cahuzac, que le chef de l'Etat avait eu "les mots qu'il faut" et pris "les décisions qui s'imposent".

"Il a pris les décisions qu'il faut: renforcement de l'indépendance de la justice, lutte impitoyable contre les conflits d'intérêts, inéligibilité de tout responsable public condamné pour fraude fiscale ou corruption".

"Ces paroles et ces décisions sont la seule manière de répondre à la situation née de la faute d'un homme", ajoute-t-il.

13h00 - Cahuzac accepte la transmission des documents bancaires à la France

Jérôme Cahuzac a accepté mercredi que les documents concernant son compte bancaire saisis dans des banques suisses soient transmis aux autorités judiciaires françaises, a annoncé le parquet de Genève.

Cette procédure évite la procédure ordinaire qui peut prendre plusieurs semaines voire plusieurs mois. "Dès lors, les pièces seront transmises dans les plus brefs délais aux autorités d'instruction françaises", a souligné le parquet.

12h50 - Le ministère de l'Intérieur réfute toute enquête parallèle

Le ministère de l'Intérieur a réfuté, mercredi, avoir initié "toute enquête parallèle" de la police sur des comptes bancaires détenus à l'étranger par Jérôme Cahuzac.

"Jamais le ministre de l'Intérieur Manuel Valls n'a donné de telles instructions", a-t-on affirmé place Beauvau. Le ministère nie également toute intervention des services de renseignement.

12h50 - Le Pen veut la démission du gouvernement

Marine Le Pen, la présidente du Front national, a demandé mercredi dans un communiqué la démission du gouvernement et la dissolution de l'Assemblée nationale dans la foulée de l'affaire Cahuzac.

"Je ne vois pas d'autre solution que de démissionner le gouvernement et de dissoudre l'Assemblée nationale", a lancé l'eurodéputée à Charleville-Mézières, où elle procédait à un tractage devant une usine d'équipement automobile.

12h45 - Hollande annonce la publication du patrimoine des ministres

Conséquences de l'affaire Cahuzac, le président de la République a annoncé des mesures: renforcer l'indépendance de la justice, lutter contre les conflit d'intérêts publics et privés via la publication du patrimoine des ministres et tous les parlementaires, et interdire de tout mandat public un élu condamné pour fraude fiscale.

"La défaillance d'un homme doit nous rendre encore plus intransigeant. L'exemplarité de la vie publique sera totale, c'est mon engagement", a-t-il promis.

12h35 - "Un outrage à la République", fustige Hollande

Le ton a été ferme. Le président de la République François Hollande, qui s'exprimait à la télévision à l'issue du Conseil des ministre, a estimé mercredi que Jérôme Cahuzac avait "trompé les plus hautes autorités du pays, le président de la République, le Premier ministre, le Parlement et à travers lui tous les Français".

Pour lui, c'est "un outrage fait à la République". Il a également évoqué éfaits intolérables". Il a également indiqué que "Jérôme Cahuzac n'avait bénéficié d'aucune protection".

12h25 - Les "frères" franc-maçons de Cahuzac condamnent sa faute

Gérard Coutremoulin, ancien conseiller de l'Ordre du Grand orient de France, la loge maçonique de Jérôme Cahuzac, a fustigé mercredi sur son blog "la 'faute', dérive personnelle d'un fraudeur devenu ministre", indique le blog de L'Express consacré à la franc-maçonnerie "La Lumière". Une trahison des idéaux de la franc-maçonnerie que le responsable "ne pardonne pas".


12h20 - Pécresse (UMP) ne croit pas à la naïveté de Hollande

L'ex-ministre UMP Valérie Pécresse, à qui Jérôme Cahuzac avait succédé au Budget, s'est demandée mercredi "à partir de quand" le président François Hollande avait été informé de la situation de son ministre.

"La responsabilité de François Hollande est très importante dans cette affaire", a-t-elle estimé. "Il y a une question d'autorité bafouée". "A partir de quand pouvait-ils savoir, savait-ils, avait-ils des soupçons?", s'est demandée l'élu francilienne à propos de l'exécutif.


12h15 - Ayrault devant les députés PS

Le Premier ministre est venu s'exprimer sur l'affaire Cahuzac devant les députés PS. Selon le député des Alpes-de-Haute-Provence Christophe Castaner, le Premier ministre a exhorté les élus à "garder [notre] exigence d'exemplarité face à la faute" de Jérôme Cahuzac.

Il a également affirmé que "personne n'était intervenu dans l'enquête préliminaire" et qu'il n'y avait pas eu "d'officine", "d'enquête parallèle" ni "de pression sur les médias".


11h55 - Le coup de gueule d'Audrey Pulvar contre les socialistes

La journaliste, ex-compagne du ministre Arnaud Montebourg, a exprimé de manière directe sa déception du Parti socialiste, mercredi matin sur la chaîne D8 et citée par FTVi.

"J'ai cru que les socialistes allaient changer la vie. C'est ce qu'ils avaient promis. Or, depuis trente ans, ils n'ont cessé de nous décevoir, ils n'ont cessé de nous cocufier, ils n'ont cessé de nous mentir!", s'est-elle exclamée.


11h40 - "Je te demande pardon", le SMS de Cahuzac à un proche

Le directeur de cabinet du maire de Villeneuve-sur-Lot, Yannick Lemarchand, a indiqué mercredi matin sur BFMTV avoir reçu ces dernières heures un SMS de l'ancien ministre du Budget, dont il est proche. Quatre mots: "Je te demande pardon".

"J'étais complètement sonné", a témoigné Yannick Lemarchand.


11h30 - Goasguen (UMP) demande la démission de Moscovici

Le député UMP Claude Goasguen a réclamé mercredi la démission "dans les plus brefs délais" du ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici.

"Le problème, ce n'est pas le mensonge (...). Le problème, ce sont des dysfonctionnements très graves de l'Etat, censé savoir qui fraude le fisc, qui doivent être sanctionnés. Monsieur Moscovici doit démissionner dans les plus brefs délais, sinon nous aurons une poussée de populisme", a-t-il déclaré.


11h20 - "Le mensonge d'un ministre est un outrage pour la République"

A la sortie du Conseil des ministres, le ministre des Relations avec le Parlement Alain Vidaliès a déclaré au micro de BFMTV que le président François Hollande avait réaffirmé à ses ministres sa volonté d'une "République exemplaire".

"Il a dit que le mensonge d'un ministre, c'était un outrage pour la République et qu'à partir de là, il fallait prendre toutes les décisions qui renforceraient notre volonté de cette République exemplaire", a indiqué Alain Vidaliès mercredi matin.


11h00 - Pour Copé, Hollande a soit fait preuve de "candeur", soit "menti"

"Qui peut croire aujourd'hui que François Hollande et Jean-Marc Ayrault n'étaient au courant de rien?", s'est interrogé Jean-François Copé, mercredi matin sur Europe 1.

Pour le président de l'UMP, soit le président de la République "ne savait rien et c'est quand même extrêmement grave, parce que cela signifie que lui-même fait preuve d'une certaine candeur, soit il savait et ça veut dire qu'il a menti aux Français".


10h40 - Une perquisition établit l'existence du compte bancaire

L'enquête judiciaire menée en Suisse a permis d'établir l'existence du compte de Jérôme Cahuzac, à la suite de perquisitions à la banque UBS et chez la société Reyl et Cie, selon le quotidien suisse Le Temps.

Le résultat de ces investigations, auquel ont eu accès les avocats en France de l'ex-ministre du Budget, expliquerait son changement de position et ses aveux, affirme le journal.


10h25 - Hollande s'exprimera à l'issue du Conseil des ministres

Le président de la République François Hollande fera une déclaration télévisée à l'issue du Conseil des ministres, qui se tient ce mercredi matin à l'Elysée. "La déclaration télévisée sera enregistrée puis diffusée à l'issue du Conseil des ministres, avant le départ du président de la République pour le Maroc", indique l'Elysée.


9h45 - Pour Wauquiez, Cahuzac était "un personnage sulfureux"

Le vice-président de l'UMP Laurent Wauquiez a estimé mercredi que Jérôme Cahuzac était "un personnage sulfureux" et qu'il n'aurait jamais dû être chargé du Budget au gouvernement "sans vérifications préalables". Il a également évoqué une "faillite des valeurs de la gauche" dans cette affaire.


09h35 - Jérôme Cahuzac "ne sera plus membre du PS"

Le communiqué d'Harlem Désir, le premier secrétaire du PS, est implacable: "Par ses actes d'une extrême gravité, incompatibles avec les exigences de la vie politique et des mandats publics, la possession de compte à l'étranger pour frauder le fisc abritant des centaines de milliers d'euros, et par ses mensonges intolérables vis-à-vis du président de la République, de la représentation nationale et des Français, Jérôme Cahuzac s'est exclu de fait du Parti socialiste", écrit-il mercredi matin.

"Il n'en sera désormais plus membre. Je lui demande, également, de tirer toutes les conclusions de ses agissements en renonçant à ses mandats électifs."


09h20 - Opération déminage pour Najat Vallaud-Belkacem

"Ni François Hollande ni Jean-Marc Ayrault n'étaient au courant bien entendu, et ils n'ont à être comptables du mensonge dans lequel s'est isolé un homme", a assuré la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem sur Europe 1, soulignant que "nul n'est tenu à l'abri d'avoir un menteur dans sa propre famille".


10h00 - Hollande "n'a pas d'excuse"

Le président de la République François Hollande "n'a pas d'excuse" pour ne pas avoir réagi plus vite dans l'affaire Cahuzac alors qu'il "savait exactement ce que tout le monde savait", a déclaré mercredi Edwy Plenel, co-fondateur du site internet Mediapart.

"Je le dis comme je le pense, François Hollande n'a pas d'excuse. Il n'en a aucune. François Hollande savait exactement ce que tout le monde savait", a-t-il estimé sur France Culture.


9h00 - Fabius: "Cahuzac s'est enfermé dans une spirale dévastatrice"

Laurent Fabius est monté au créneau, mercredi matin, au sujet de l'affaire Cahuzac. "Je l'ai appris quand la nouvelle est tombée hier (mardi), c'est accablant", a fustigé Laurent Fabius mercredi matin sur BFMTV/RMC.

"Il s'est enfermé dans une spirale absolument dévastatrice du mensonge, a relevé le ministre, s'inquiétant de l'impact d'un tel comportement sur l'opinion publique", a dit le ministre des Affaires étrangères.


08h30 - Moscovici récuse "toute complaisance"

Le ministre de l’Économie a estimé n'avoir commis "aucune faute" et récusé la moindre "complaisance" ou "volonté d'entraver la justice" de la part de Bercy ou du gouvernement dans l'affaire Cahuzac. "Le président de la République a demandé tout de suite des explications à Jérôme Cahuzac quand a été ouverte une enquête préliminaire. Évidemment la justice a pu travailler en toute indépendance", a-t-il assuré sur RTL.


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L'ESSENTIEL

• Après les aveux de Jérôme Cahuzac mardi, le président François Hollande a fustigé "un outrage à la République".

• Le président a indiqué que le patrimoine des ministres et des parlementaires allait être publiés.

• De son côté, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a exhorté les députés socialistes à une "exigence d'exemplarité".

S. A. et M. T. et T. B. avec AFP