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Hollande au Salon de l'agriculture: du plaisir des papilles à la "visite de travail"

François Hollande, samedi, au Salon de l'agriculture.

François Hollande, samedi, au Salon de l'agriculture. - -

Le chef de l'Etat a entamé samedi la traditionnelle visite présidentielle du Salon. Il a rappelé à plusieurs reprises les "enjeux économiques" du monde agricole, mais n'a pas résisté à goûter aux produits français.

François Hollande est arrivé samedi à 7 heures Porte de Versailles à Paris pour inaugurer le 51e salon de l'agriculture. Il a d'abord passé deux heures à parcourir les allées, avant l'arrivée du public, et en a profité pour discuter avec les agriculteurs.

Il a rappelé que sa venue était "un moment de plaisir et de bonheur", mais que ce n'était pas l'unique raison: "l'agriculture est un enjeu économique, d'emploi, de commerce extérieur, de qualité de la vie, de sécurité alimentaire." "Le pacte de responsabilité, je viens le défendre aussi ici avec l'ensemble des filières agricoles, car on peut y trouver de la compétitivité, de la sécurité pour les consommateurs, et de l'emploi", a-t-il lancé avant de poursuivre sa visite.

"Qu'est-ce que je n'ai pas goûté encore, ici?"

Ces considérations politico-économiques ne l'ont pas empêché pour autant de déguster de nombreuses victuailles, entre charcuterie et fromage. "Qu'est-ce que je n'ai pas goûté encore ici?", a-t-il lancé à des agriculteurs amusés.

"Le ras-le-bol s'exprime partout"

François Hollande a ensuite rencontré durant une heure, autour d'un petit-déjeuner, les responsables du monde agricole, dont Xavier Beulin, le président de FNSEA, principal syndicat agricole du pays. Ce dernier avait averti vendredi d'un "ras-le-bol qui s'exprime partout", rappelant que ces quinze dernières années, le monde agricole a empilé "beaucoup trop de contraintes qui pèsent sur les entreprises", selon lui.

Enfin, le président Hollande, chaleureusement accueilli à son arrivée par un éleveur de Bergerac, en Dordogne, a poursuivi sa visite avec le public, échangeant des poignées de main, se prêtant au jeu des photos, mais rappelant tout de même qu'il s'agit "d'une visite de travail", pour "écouter les inquiétudes du monde agricole". Il devrait terminer sa venue peu après midi, restant ainsi moins longtemps que les années précédentes, 10 heures en 2013 et 12 heures en 2012.

Au détour d'un stand de viande, il a fait part de sa "fierté" de voir "autant de producteurs de qualité, d'éleveurs qui se dévouent pour leur métier". "C'est un secteur qui exporte considérablement, qui est reconnu partout dans le monde", un secteur d'"excellence", a-t-il conclu.

A. G. I vidéo: J. Brossard