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Régionales: les raisons de l'abstention

L'abstention s'élève à 49% pour ce premier tour des régionales 2015.

L'abstention s'élève à 49% pour ce premier tour des régionales 2015. - Olivier Morin - AFP

Les électeurs se sont davantage mobilisés que lors du précédent scrutin, en 2010. Pour ce premier tour, ils ont été 49% à aller voter, selon Opinionway-B2S.

Trois semaines après les attentats, les Français sont allés voter à l'occasion du premier tour des élections régionales: selon l'institut Opinionway-B2S, l'abstention s'élève ce dimanche à 49%. Un chiffre inférieur à celui du scrutin de 2010: le dimanche du premier tour il y a quatre ans, l'abstention s'élevait à 53,7%. Mais en 2004, elle avait été moins importante avec 39,16%, soit 60,84% de participation.

Un "sursaut citoyen"?

Dans certains bureaux de vote de France, à Toulouse comme dans le 11e arrondissement de Paris, les sacs des électeurs ont été fouillés à l'entrée. Mais l'état d'urgence en vigueur sur tout le territoire n'aura pas dissuadé les Français d'aller voter. Ils se sont d'ailleurs mobilisés à hauteur du scrutin des départementales de mars dernier: lors du premier tour, on avait comptabilisé 49,8% d'abstention. "On reste sur une France coupée en deux", remarque Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d'Opinionway-B2S sur BFMTV. "L'une est abstentionniste, l'autre s'est déplacée pour aller voter".

Les attentats ont-ils joué un rôle dans ce taux d'abstention? Même si certains ont pu se se décider à se rendre aux urnes, trois semaines après les événements, ce sursaut ne change pas la tendance générale: un sondage Odoxa réalisé deux jours avant le scrutin pour BFMTV plaçait ainsi le Front national en tête des intentions de vote, avec 30% des voix. Une tendance déjà annoncée en octobre, avant les événements.

Autre élément souligné par Bruno Jeambart: "l'abstention n'a pas été la même selon les régions". "On vote plus dans les régions à fort enjeu, en PACA ou en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, et dans les régions à forte identité, comme en Corse par exemple". Les régionales, une élection nationale? Pas si sûr.