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Régionales: la guerre des investitures a commencé

Qui est candidat aux élections régionales de décembre? La réponse sur notre carte interactive.

Qui est candidat aux élections régionales de décembre? La réponse sur notre carte interactive. - Jean-Philippe Ksiazek – AFP ; montage BFMTV

CARTE - Les élections régionales ont lieu dans plus de six mois, mais occupent déjà les formations politiques françaises: convoitises, batailles d'ego et intenses négociations sont au programme. Qui se présente, dans quelle région?

La guerre des investitures a déjà commencé pour les élections régionales de décembre. Certaines régions vont voir s’affronter des cadres des grands partis. Outre l’Ile-de-France, qui sera particulièrement scrutée, la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur sera elle aussi au coeur des discussions. Découvrez sur notre carte les premiers candidats aux élections régionales. Une carte actualisée au fur et à mesure des déclarations de candidature.

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> UMP: incertitude sur l’alliance avec l’UDI

A l'UMP, la commission d'investiture a déjà statué sur huit régions parmi les treize existantes sur la nouvelle carte de France. Certains cadres du parti avaient depuis longtemps montré des velléités de candidature, comme Valérie Pécresse en Ile-de-France ou Xavier Bertrand dans le Nord-Pas-de-Calais.

La question d'une alliance avec l'UDI, sur le modèle de celle menée au cours des départementales, n'est pas encore certaine. Si le parti de Jean-Christophe Lagarde a désigné des chefs de file dans chaque région, les négociations vont bon train pour d'éventuelles fusions de listes avant le premier tour. Mais le cas de l'Ile-de-France semble les compliquer: l'UMP, qui appelle à l'union pour faire basculer à droite la "région capitale", accepte mal la candidature de la centriste Chantal Jouanno. Celle de l'UDI Hervé Morin en Normandie semble en revanche quasiment acquise. Elle est d'ailleurs soutenue par Bruno Le Maire, un temps intéressé par une candidature.

> PS: candidature surprise de Bartolone en Ile-de-France

Au Parti socialiste, les militants ont déjà désigné huit candidats en février dernier. En interne, c'est aussi la question de l'Ile-de-France qui cristallise les tensions: le président sortant Jean-Paul Huchon est candidat à sa réélection. Après des semaines de rumeurs, le président de l'Assemblée Claude Bartolone se dit "disponible". Ancienne candidate, Marie-Pierre de la Gontrie a finalement décidé de se rallier à lui. La tête de liste finale sera désignée lors d'une primaire interne le 28 mai prochain.

Autre source potentielle de tension, la région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon: c'est la secrétaire d'Etat au Commerce et à l'Artisanat Carole Delga qui a été désignée par les militants du PS. Mais face à elle, les radicaux de gauche pourraient choisir de présenter un candidat. Qui pourrait même être une collègue de Carole Delga au gouvernement, la ministre du Logement Sylvia Pinel.

> FN: les yeux rivés sur la région Paca

Pour le Front national, les résultats des élections départementales ont été bons mais loin du raz-de-marée annoncé. Les élections régionales pourraient alors constituer une chance d’asseoir un ancrage local amorcé en mars. Pour cela, les espoirs du parti se portent particulièrement sur la benjamine de la famille Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen. Députée du Vaucluse, sa candidature a été préférée par la commission d’investiture à celle de Jean-Marie Le Pen, après ses déclarations polémiques. Mais les tensions au sein de la famille déboussolent la jeune élue, qui a demandé un délai de réflexion avant de se lancer dans la course.

Plusieurs candidatures restent en suspens, dont celle de la région Nord-Pas-de-Calais. Plusieurs fois, Marine Le Pen a fait part de son hésitation sur le sujet, et ne s’est toujours pas décidée.

> EELV: avec ou sans le Front de gauche?

Si le parti écologiste d’Emmanuelle Cosse s’est principalement allié au Front de gauche aux départementales, les discussions semblent ne pas encore avoir abouti avec le mouvement emmené par Jean-Luc Mélenchon pour les régionales. Il faut dire que la question d'une alliance avec le Front de gauche divise fortement le parti depuis la campagne des départementales. Au Front de gauche, la stratégie n'est pas non plus encore claire: ses deux composantes principales, le Parti de gauche et le Parti communiste, multiplient les rencontres et les discussions. Le PG réunira sa direction début juin. Le PC, lui, tient un nouveau conseil national le 10.

En parallèle, le parti écologiste a chargé les militants locaux de désigner leurs têtes de listes, à raison d'un binôme par région. En Ile-de-France, Emmanuelle Cosse est candidate, mais le nom du deuxième candidat n'est pas encore connu. Les noms de Julien Bayou, Pierre Serne ou encore Stéphane Gatignon circulent. Parmi ces binômes, EELV tranchera les 9 et 10 mai prochains en fonction de la parité.

Ariane Kujawski et Olivier Laffargue