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Régionales dans le Grand Est: "Je ne suis ni une girouette, ni un gamin", martèle Masseret

Jean-Pierre Masseret.

Jean-Pierre Masseret. - Capture BFMTV

Jean-Pierre Masseret s'est fait retirer l'investiture socialiste pour le second tour des Régionales. Il avait refusé d'enlever sa candidature alors qu'il a terminé troisième au premier tour.

Il est le candidat le plus scruté de ce second tour. Jean-Pierre Masseret a annoncé mardi soir qu'il maintenait sa liste socialiste dans la région Grand Est, et ce alors que Manuel Valls a appelé à voter pour Les Républicains dans ce territoire. Face à cette résistance aux consignes, le Parti socialiste a décidé de lui retirer son investiture. "Je le regrette", a-t-il affirmé sur BFMTV.

"Je le regrette parce que je fais simplement respecter les engagements que j’ai pris d'offrir à mes concitoyens du l'est de la France la possibilité d'un choix démocratique dimanche", insiste Jean-Pierre Masseret, avouant être "un peu fâché".

Une nouvelle fois, l'ancien secrétaire aux Anciens combattants réaffirme que son combat est républicain et reflète l'engagement politique auquel il s'est tenu depuis des années. "Je continue le combat parce que je suis républicain, parce que je suis socialiste, parce que je suis un homme de gauche, parce que je respecte moi mes engagements, parce que je suis dans la fidélité et la proximité", a énuméré le candidat.

Au coeur de la tempête, Jean-Pierre Masseret ira jusqu'au bout. Il l'assure, et ce même face aux critiques de ceux qui l'accusent de vouloir faire gagner le Front national.

"Je ne suis ni une girouette, ni un gamin", scande-t-il sur BFMTV.

Rappelant une nouvelle fois que lui personnellement ne vote pas pour la liste FN, si le parti de Marine Le Pen venait à remporter l'élection de dimanche, il n'en sera aucunement responsable.

"Je ne vote pas pour le FN, ce n’est pas moi qui ait fait monter le FN à 34 ou 35%, conclut-il. C’est une stratégie qui n’est pas payante et je propose une rupture face à cette stratégie, il faut mener le combat sur le terrain ou dans l'Hémicycle."

Jean-Pierre Masseret, qui espère désormais que cette médiatisation, qu'il assure ne pas avoir recherchée, montrera sa "loyauté" et sa "sincérité.
J.C.