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Le PS retire son investiture à Jean-Pierre Masseret dans le Grand Est

Jean-Pierre Masseret, candidat socialiste pour le Grand Est

Jean-Pierre Masseret, candidat socialiste pour le Grand Est - Fred Marvaux-AFP

Les candidats qualifiés pour le second tour des élections régionales dimanche avaient jusqu'à ce mardi 18 heures pour déposer leurs listes, entre cacophonie socialiste dans le Grand Est et marche en avant du FN dans le Nord et en Paca.

La pression mise par les instances du Parti socialiste, et même de Matignon, n’y auront rien fait. Jean-Pierre Masseret, tête de liste dans le Grand Est et arrivé en troisième position au premier tour des élections régionales, a annoncé mardi le maintien de sa liste. Et ce malgré une vague de désistements parmi ses colistiers, ces derniers prenant le parti de faire barrage au FN lors du second tour.

Du côté des Républicains, la consigne "ni fusion ni retrait" sera bien appliquée, malgré les protestations au centre. La liste conduite par Dominique Reynié sera bien présente au second tour en Languedoc Roussillon.

Retour sur une journée de tractations, marquée par quelques surprises.

20h40 - Le PS retire à Jean-Pierre Masseret son investiture

Le Parti socialiste retire à Jean-Pierre Masseret son investiture pour le second tour. "Le secrétaire national du PS aux élections, Christophe Borgel, a confirmé que l'investiture du PS avait bien été retirée à la liste conduite par Monsieur Masseret", a dit la porte-parole du PS, Corinne Narassiguin.

20h20 - Marine Le Pen dénonce "la tambouille politicienne"

"L'entre-deux tours est salutaire, il en dit long sur la classe politique française, sur ce qu'ils sont capables de faire, des éructations, des outrances, des changements radicaux de positionnement politiques pour conserver leur place", a affirmé la candidate du parti d'extrême droite sur TF1.

Dans son viseur notamment, Manuel Valls: "l est utile que les Français regardent dans les yeux leur classe politique, un Premier ministre venu hier soir sur votre plateau faire de la tambouille politicienne sans avoir un mot sur sa propre responsabilité et son propre résultat, pas un mot pour tirer une leçon de ce vote", a affirmé Marine Le Pen. "Moi j'appelle les Français, les abstentionnistes, et tous ceux qui se sont déplacés aussi au premier tour à regarder leur classe politique et se demander si on peut changer les choses sans changer les hommes".

20h00 - Richert "surpris" de la décision de Masseret

Philippe Richert, le candidat des Républicains dans le Grand Est, se dit "surpris" et "un peu choqué" de la décision de Jean-Pierre Masseret. Pour lui, la décision du socialiste consiste à "faciliter la chemin de Florian Philippot" et "l'élection du FN" à la tête de la région.

19h30 - Le PS appelle Masseret à "la responsabilité"

Le Parti socialiste n'aura pas tardé à réagir: il appelle Jean-Pierre Masseret à "la responsabilité" et à se "retirer" de la campagne du second tour. "Une claire majorité absolue des colistiers socialistes sont candidats contre leur gré, ils refusent de participer de quelque manière que ce soit à une victoire du FN dans leur région. Il revient maintenant à Jean-Pierre Masseret de retrouver son sens des responsabilités dans la défense des valeurs de la République, en se retirant de la campagne du deuxième tour", a indiqué Corinne Narassiguin, porte-parole du Parti socialiste.

19h25 - Pierre de Saintignon appelle à voter Xavier Bertrand

Après avoir annoncé dès dimanche soir son retrait face à Xavier Bertrand et Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le socialiste Pierre de Saintignon appelle à voter pour le candidat de Les Républicains. "Ma main ne tremblera pas", écrit-il dans un communiqué. "C'est d'abord un choix moral: s’il existe encore une chance d’empêcher le FN de diriger notre région, rien ne peut justifier de s’en détourner", justifie le socialiste.

19h15 - Pour Malek Boutih, Jean-Pierre Masseret "n'est plus de gauche"

Le député socialiste, invité de BFMTV mardi soir, a du mal à cacher sa colère après la décision de Jean-Pierre Masseret et la confirmation de son maintien au second tour. "Pour moi, cet homme n'est plus de gauche", dit-il. "Ce n'est plus Papi fait de la résistance, c'est Papi collabore!", s'exclame Malek Boutih. Traitant Jean-Pierre Masseret de "bourricot" de l'élection, il le qualifie également de "plus mauvais de la classe".

19h00 - "Notre liste a été validée" pour le second tour, dit Jean-Pierre Masseret

"Notre liste est validée, il y aura donc trois listes dimanche prochain" en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, annonce la tête de liste socialiste: celle du PS, du FN et des Républicains-UDI-Modem.

18h30 - "Le compte n'y est pas" pour un retrait de Masseret

Selon le PS du Bas-Rhin représenté par Anne-Pernelle Richardot, le retrait de Jean-Pierre Masseret ne pourra pas se faire car ses colistiers n'ont pas été assez nombreux à se désister. Sa liste devrait donc être validée par la préfecture.

18h20 - La liste de Dominique Reynié est déposée

C'est fait, la liste de Dominique Reynié, candidat des Républicains arrivé 3e en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées a été déposée, et les bulletins sont imprimés en vue du second tour. 

17h40 - Borloo à Valenciennes jeudi pour soutenir Bertrand

L'ancien ministre centriste Jean-Louis Borloo se rendra jeudi à Valenciennes pour apporter son soutien à Xavier Bertrand (LR) et ses alliés centristes pour le second tour des élections régionales dimanche, a-t-on appris de source centriste dans le Nord.

17h25 - Philippot salue le "courage" de Massenet de se maintenir

Jean-Pierre Masseret "a sans doute un peu plus de courage que ses collègues de Nord-Pas-de-Calais Picardie et de Paca", qui se sont désistés à la demande du PS, a commenté Florian Philippot en déposant lui-même sa liste à la préfecture de Strasbourg.

16h55 - Désistement de Masseret, la fédération PS du Bas-Rhin optimiste

Selon l'un de nos envoyés spéciaux dans le Grand Est, la fédération PS du Bas-Rhin est optimiste sur les chances de voir le candidat Jean-Pierre Masseret être finalement destitué. Pour obtenir le retrait de la liste, la moitié des candidats doivent signifier par écrit qu'ils renoncent, soit 95 personnes sur 189. Leur décision devait être enregistrée en préfecture avant mardi à 18 heures.

16h30 - Le Grand Orient de France demande à Masseret de se retirer

Le Grand Maître du Grand Orient de France demande à Jean-Pierre Masseret, candidat PS dans le Grand Est de se retirer, dans une interview au JDD. "J’appelle, en tant que Grand Maître du Grand Orient, au désistement républicain, qu’il vienne de la gauche ou de la droite : les partis arrivés en troisième position doivent se retirer. L’esprit républicain doit prévaloir sur toute autre considération", explique Daniel Keller.

16h15 - Hamon appelle à "changer de politique"

Il "faudra changer de politique" au lendemain des élections régionales et la majorité actuelle "a failli manifestement" dans plusieurs domaines, a estimé mardi l'ancien ministre PS de l'Education et porte-voix de l'aile gauche du Parti socialiste, Benoît Hamon. "Le seul déni, s'il devait y en avoir un, c'est aujourd'hui vis-à-vis d'une situation où les gens sont légitimes à demander un changement de politique", a dit le député sur France 3.

16h00 - Martinique: union d'un indépendantiste et d'un Républicain

Le député indépendantiste martiniquais Alfred Marie-Jeanne (MIM-REG) et le Républicain Yan Monplaisir (LR) sont tombés d'accord dans la nuit de lundi à mardi au Lamentin pour fusionner leur liste en vue du second tour des élections à l'Assemblée de Martinique.

15h55 - Filippetti refuse un "déni de défaite"

L'ancienne ministre PS Aurélie Filippetti a critiqué le "déni de défaite" à gauche et à droite face au FN, invitant à se pencher sur les "propres responsabilités" des politiques, en particulier depuis 2012, dans une tribune au Monde datée de mercredi.

15h45 - Marion Maréchal-Le Pen, "ennemie des femmes" pour son rival Christian Estrosi

En visite mardi à Nice dans une association d'aide aux victimes de violences conjugales ou familiales, "Accueil femmes solidarité", le député-maire de Nice a pointé les dangers d'une éventuelle victoire, dimanche, de Marion Maréchal-Le Pen, qui veut "supprimer toute aide au planning familial, mais aussi aux associations qu'elle considère comme mal-pensantes".

"Madame Le Pen se montre en ennemie des femmes, tout simplement. Vous avez d'un coté ceux qui sont les ennemis de la France et qui voudraient imposer aux femmes la loi de la charia, de l'autre vous avez une famille politique qui veut imposer aux femmes des démarches extrêmement discriminantes", a déclaré l'élu.

15h25 - Dans le Grand Est, la candidate écolo abandonne

Sandrine Bélier appelait dimanche soir à une "coalition républicaine" entre écologistes, socialistes et Les Républicains pour faire barrage à Florian Philippot. Mardi, elle demande finalement à Jean-Pierre Masseret de se retirer et appelle à voter Philippe Richert, rapporte 20minutes.

15h15 - Manuel Valls mercredi matin sur BFMTV

Le Premier ministre est l'invité de Jean-Jacques Bourdin mercredi à 8h35.

15h00 - "Je ne lâcherai rien!"

Jean-Pierre Masseret remet ça. Sur Twitter, il promet de ne rien lâcher d'ici à la clôture du dépôt des listes.

14h30 - Nicolas Sarkozy promet un débat

Devant les députés du groupe Les Républicains, Nicolas Sarkozy a tenté de remobiliser ses troupes. Et s'il a fermé provisoirement le débat sur la ligne politique du parti, selon Le Monde, il a en revanche promis de le rouvrir après le second tour, à la surprise générale.

13h15 - Jean-Pierre Masseret dément un éventuel retrait

Sur Europe 1, le candidat socialiste dans le Grand Est dément songer à un retrait. "Je n'ai pas l'intention de retirer ma liste", affirme-t-il. Mais Jean-Pierre Masseret devra toutefois veiller à ce qu'un trop grand nombre de ses colistiers ne se retire pas. Si plus de la moitié le faisait, sa liste pourrait être retirée.

13h00 - Manuel Valls ne doit pas "abuser de son expression" selon Christian Paul

Le chef de file des députés frondeurs socialistes, Christian Paul, a estimé que Manuel Valls ne devait pas cette semaine "abuser de son expression" qui "souvent divise la gauche" et "fait monter le FN". "Les Français qui font encore confiance à la gauche, et il y en a, ils souhaitent qu'un gouvernement de gauche fasse une politique de gauche", a-t-il explicité devant la presse.

12h50 - Emmanuelle Cosse dénonce le "sectarisme" de Jean-Yves Le Drian

La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts Emmanuelle Cosse a dénoncé dans un communiqué le "sectarisme" du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian qui a "fait le choix d'exclure" EELV d'un accord avec sa liste en Bretagne pour le second tour des régionales.

12h45 - Grand Est: le socialiste Jean-Pierre Masseret n'exclut pas un retrait

Jean-Pierre Masseret, tête de liste PS aux régionales dans le Grand Est, décidé à se maintenir au deuxième tour dimanche, n'a pas exclu mardi que des désistements massifs de ses colistiers n'entraînent un retrait de sa liste. Interrogé par France Bleu Lorraine sur les pressions exercées par le Parti socialiste sur les membres de sa liste, il a estimé: "Sur moi, ça sera sans effet. Sur les colistiers, ça pourrait produire un effet. On attend 18H00, voilà, on est sûr de rien encore".

12h25 - Nicolas Sarkozy appelle à faire bloc autour de Valérie Pécresse

Le président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, a appelé devant les députés du parti Les Républicains à "faire bloc autour de Valérie" Pécresse au second tour des régionales en Ile-de-France, car "c'est dur pour elle" face au socialiste Claude Bartolone, selon des propos rapportés par des élus. "La difficulté, c'est que, pour gagner, les messages qu'on doit donner, selon les régions, ne sont pas les mêmes. Dans le nord, il nous faut les voix de gauche, dans le sud, il nous faut les voix de droite".

12h20 - Manuel Valls dénonce "la haine et les amalgames"

Le milliardaire américain Donald Trump, favori de la primaire des Républicains pour la course à la Maison Blanche en 2016, "entretient la haine et les amalgames" avec sa proposition de barrer l'entrée des musulmans aux Etats-Unis, a fustigé sur Twitter Manuel Valls. L'incursion du Premier ministre dans le débat politique d'un pays étranger intervient alors que le Front national pourrait emporter sa ou ses premières régions dimanche.

12h15 - Pas d'accord PS-EELV en Bretagne

Jean-Yves Le Drian, tête de liste du Parti socialiste et ministre de la Défense, a annoncé dans un communiqué qu'il n'avait pas réussi à trouver un accord pour fusionner sa liste avec celle des écologistes. "Après une journée de négociations essentiellement sur le nombre d'élus, force est de constater qu'à regret ces discussions n'ont pas permis d'aboutir".

11h30 - Le FN: "un parti xénophobe qui n'aime pas la France", selon Manuel Valls

A son arrivée à la réunion du groupe PS à l'Assemblée nationale, Manuel Valls a appelé les Français à voter dimanche prochain. S'il a reconnu qu'il n'était "pas facile" d'appeler à voter pour la droite dans trois régions, "c'est indispensable quand il s'agit de la France et de la République". Le Premier ministre a par ailleurs affirmé l’importance de faire barrage au Front national: "Rien ne justifie de voter pour un parti d'extrême droite xénophobe qui n'aime pas la France", a-t-il ajouté.

L'ancien maire d'Evry a par ailleurs estimé que le Front national mettait "en danger l'avenir des régions". Selon lui, le FN est un parti "qui fera fuir les entreprises, qui enferme la France dans une vision rabougrie, qui ne porte pas les valeurs de la République". Le Premier ministre a insisté: "Voter Front national, ça ne sert à rien, ce n'est pas crédible, c'est un parti qui n'apporte aucune solution à ceux qui souffrent."

11h20 - Manuel Valls réplique à Nicolas Sarkozy

Manuel Valls a regretté la position de Nicolas Sarkozy qui prône le "ni-ni": ni fusion avec la gauche, ni retrait face au FN. "Quand on a été président de la République, quand on est chef d'un parti, on prend ses responsabilités, a-t-il insisté. On ne met pas au même niveau la gauche et l'extrême droite. Je ne mettrai jamais au même niveau la droite républicaine et l'extrême droite." Ajoutant: "Nous ne sommes pas là pour défendre des intérêts de boutique".

11h15 - Christian Estrosi promet un "conseil territorial"

Le candidat du parti Les Républicains en Paca Christian Estrosi, seul en lice au second tour des élections régionales face à la députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, a promis la création d'un "conseil territorial" pour que s'expriment "ceux qui ont fait le sacrifice de ne pas être au second tour", a-t-il déclaré dans La Provence. "Je réunirai également une fois par an une session à laquelle je convierai toutes les forces politiques de la région qui auraient pu avoir des élus et à qui je donnerai la parole", a-t-il ajouté.

11h05 - La droite n'a pas gagné de voix par rapport à 2014

Près de trois millions d'électeurs supplémentaires se sont rendus aux urnes dimanche lors du premier tour des régionales par rapport aux élections européennes de mai 2014. Pourtant, le bloc de centre-droit (UMP ou LR, UDI, Modem) n'a gagné que 85 000 voix d'un scrutin à l'autre, a comptabilisé Libération, contre plus d'un million de voix pour le bloc de gauche (PS, EE-LV, Front de gauche, PRG) et autant pour le Front national.

10h50 - Emmanuelle Cosse dénonce l'attitude "lamentable" de Jean-Yves Le Drian

Emmanuelle Cosse, la patronne d'EELV, s'en est prise ce matin sur Twitter à Jean-Yves Le Drian qui, contrairement à Claude Bartolone en Ile-de-France, a refusé en Bretagne de s'allier aux écologistes pour le second tour des élections régionales.

10h45 - Le tract anti-FN de Xavier Bertrand

Xavier Bertrand, candidat du parti Les Républicains dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, a dévoilé son tract pour le second tour des élections régionales, révèle France info. Sans logo LR-Modem-UDI, la profession de foi dénonce les "mensonges et manipulations" du Front national. En noir sur fond jaune fluo, l'argumentaire accuse le parti d'extrême droite d'avoir été "irresponsable".

10h30 - "Le résistant": le slogan de Christian Estrosi pour le second tour

"Le résistant" sera le slogan de Christian Estrosi, candidat du parti Les Républicains en Provence-Alpes-Côte d'Azur, pour le second tour des élections régionales. "Nous avons travaillé toute la nuit pour arriver à ce mot, confie Christian Estrosi à La Provence. C'est le mot qui doit tous nous rassembler contre le sectarisme du FN. Nous nous en remettons aux valeurs du Conseil national de la Résistance."

10h05 - Nicolas Sarkozy absent des meetings de campagne

Valérie Pécresse, tête de liste LR-UDI-MoDem aux élections régionales en Ile-de-France, et Xavier Bertrand, chef de file de la droite en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, ont chacun exclu que Nicolas Sarkozy ou un autre "ténor" du parti Les Républicains participent à leurs réunions publiques de campagne.

10h00 - Un retrait du candidat Les Républicains pourrait donner "un résultat inverse", a estimé Benoist Apparu

Invité de France Info, le député du parti Les Républicains Benoist Apparu a estimé que le retrait de la droite au profit de la gauche était contre-productif. "Il y a un cas où nous sommes concernés par un éventuel retrait, c'est Dominique Reynié sur la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Dans ce cas précis, il n'est pas tout à fait impossible qu'un retrait du candidat Les Républicains donne un résultat inverse au résultat escompté, pas tout à fait impossible que le report ne se fasse pas vers Mme Delga (candidate de la gauche, NDLR) mais vers le Front national".

09h56 - Se désister, "le meilleur moyen de faire élire le Front national", selon Luc Chatel 

Un retrait du candidat de la droite en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, nettement distancé par le FN et le PS au premier tour des régionales, était "sans doute le meilleur moyen de faire élire le Front national", a estimé sur Sud Radio et Public Sénat Luc Chatel, conseiller politique de Nicolas Sarkozy. "Nous avoir mis 24 heures de pression pour expliquer qu'il fallait que nous-mêmes, on se désiste dans la région Midi-Pyrénées, c'est absurde. C'était sans doute le meilleur moyen de faire élire le candidat du Front national".

09h18 - Les élections régionales sont aussi à la Une des médias étrangers

08h42 - "C'est difficile pour un homme de gauche d'appeler à voter à droite", selon Xavier Bertrand

"C'est difficile pour un homme de gauche d'appeler à voter à droite", a reconnu sur RMC et BFMTV Xavier Bertrand, candidat du parti Les Républicains dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, au sujet de la réaction de Manuel Valls. Le Premier ministre a appelé hier à voter pour la droite dans trois régions afin de faire barrage au Front national. Xavier Bertrand a par ailleurs affirmé "prendre la mesure" de ce que représente un vote à droite pour quelqu'un de gauche.

L'ancien ministre a également vilipendé le Front national. "Je suis la victime des sales méthodes de l'extrême droite: le mensonge, la calomnie en permanence", a-t-il regretté. "Je suis l'ennemi numéro 1 du FN depuis de nombreuses années."

Concernant la réunion qui a eu lieu hier au sein de son parti Les Républicains, le maire de Saint-Quentin, dans l'Aisne, a déclaré: "Je ne la supporte plus, la politique nationale".

08h30 - "Je ne suis pas propriétaire de la conscience de mes électeurs", selon Nicolas Dupont-Aignan

"Je suis absolument stupéfait de ces petits marchandages de bas étage", a déclaré Nicolas Dupont-Aignan, qui s'est retiré de la course en Ile-de-France, au sujet des tractations avant le dépôt des listes. "Il faudrait peut-être que la classe politique réagisse", a estimé sur RMC l'ancien candidat qui a recueilli un peu plus de 6% des voix au premier tour et a refusé toute fusion avec la liste de Valérie Pécresse, la chef de file de la droite et du centre. Nicolas Dupont-Aignan, qui n'a donné aucune consigne de vote pour le second tour, s'en est justifié: "Je ne suis pas propriétaire de la conscience, du cœur, de l'âme de mes électeurs".

08h17 - Pas de commentaire de François Hollande, selon RTL

"François Hollande n'a pas prévu de parler avant le 31 décembre" lors des vœux aux Français, a affirmé sur RTL la journaliste Alba Ventura, qui ajoute que le président de la République ne commentera pas les résultats des élections régionales et qu'aucun remaniement ne serait prévu.

07h50 - "Le Front national est un parti totalitaire", selon Bertrand Delanoë

Bertrand Delanoë a vivement critiqué le FN qui a obtenu un score historique au premier tour des élections régionales. "Le Front national est un parti totalitaire", a-t-il estimé sur France inter. L'ancien maire socialiste de Paris considère que ce parti d'extrême droite "a un héritage, c'est Vichy, c'est l'OAS". Car selon lui, "le Front national, c'est la remise en cause de la liberté, la liberté d'expression, la liberté de penser". Pour l'ancien sénateur de la capitale, il serait "grave qu'un parti qui divise, qui sème la haine, puisse diriger des régions". Et selon lui, "la meilleure réponse est l'unité".

07h17 - Ultimes tractations

Les candidats qualifiés pour le second tour des élections régionales dimanche ont jusqu'à aujourd'hui 18h00 pour déposer leurs listes. Jusque-là, les grandes manoeuvres sont ouvertes pour tenter de former des coalitions avec les listes qui ont obtenu au moins 5% des voix au premier tour, le seuil qui les autorise à fusionner.

07h10 - "Je reste socialiste", a déclaré Jean-Pierre Masseret

"Je reste socialiste entouré de socialistes, communistes, écologistes", a déclaré Jean-Pierre Masseret sur RMC, qui a annoncé se maintenir pour le second tour en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, s'opposant ainsi à la consigne de la direction du PS. "Nous avons des valeurs et nous avons à les défendre. On ne doit pas se retirer d’un combat politique", a-t-il ajouté. "Je mène un combat droit, dont l'honnêteté politique n'est pas contestable." Concernant son maintien au second tour, il a précisé: "Ce n'est pas en se retirant qu'on fait barrage au Front national", parti d'extrême droite qu'il "faut combattre".

07h08 - "La responsabilité des partis est engagée", selon Le Monde

"Il ne fait pas de doute que la responsabilité des partis qui gouvernent la France depuis des lustres est lourdement engagée. Sauvez les meubles ne suffira pas", prévient Le Monde dans éditorial, avant de lancer: "c'est une reconstruction en profondeur qui s'impose".

07h04 - Le second tour des régionales à la Une de la presse

Céline Hussonnois Alaya