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Marion Maréchal-Le Pen veut supprimer les aides aux plannings familiaux et aux associations LGBT

Marion Maréchal-Le Pen à l'Assemblée nationale

Marion Maréchal-Le Pen à l'Assemblée nationale - Eric Feferberg - AFP

Si elle est élue en Paca, Marion Maréchal-Le Pen promet de supprimer toutes les subventions versées aux plannings familiaux, "trop politisés" selon elle.

L'annonce serait passée inaperçue si le site Les Nouvelles News ne l'avait pas repérée mercredi, noyée au beau milieu de l'enregistrement vidéo d'un meeting de La Manif pour Tous, organisé le 17 novembre dernier à Marseille (à partir de 19'27 sur la vidéo ci-dessous, ndlr). 

La tête de liste du Front national en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Marion Maréchal-Le Pen, déclare face aux opposants du mariage pour tous qu'en cas d'élection, elle supprimera les subventions accordées par le conseil régional aux plannings familiaux, qui défendent le droit à la contraception et à l'avortement, mais aussi aux associations comme la LGBT, qui défend les droits des homosexuels et des transsexuelles. 

"Je pense aux 200.000 euros qui sont accordés chaque année aux plannings familiaux (...) qui portent de mon point de vue une approche assez banalisée de l'avortement, qui me pose une difficulté. (...) Je refuserais les subventions aux associations politisées, dont les plannings familiaux, mais aussi des associations telles que celle de la LGBT, dont je condamne fermement l’idéologie. Il n'est pas question de leur verser un sou", explique Marion Maréchal-Le Pen, applaudie par l'assemblée.

Pas "contre le droit à l'avortement"

La députée FN poursuit ensuite face à un public conquis que l'avortement "est le tabou absolu en France, bien au-dessus de l'immigration." A la fin de son intervention, elle précise toutefois qu'elle n'est pas "contre le droit à l'avortement". Toutefois, elle préfère ne pas financer les associations qui défendent ce droit et informent les jeunes femmes.

En 2014, rappelle Le Lab-Europe 1, Marion Maréchal-Le Pen n'avait pas pris au vote de la résolution réaffirmant le droit à l'IVG. Mais si elle y avait assisté, elle aurait voté contre, avait-elle alors confié à un journal d'extrême droite. 

Alexandra Gonzalez