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Régionales: Clémentine Autain favorable à des transports gratuits pour certaines catégories de la population

Les étudiants, les bénéficiaires des minimas sociaux et, plus tard durant la mandature, les retraités y seront éligibles si la candidate étiquetée La France Insoumise est élue.

C'est l'une des prérogatives les plus importantes aux mains des régions: la gestion des transports en commun. Clémentine Autain, tête de liste La France Insoumise en course pour les régionales en Île-de-France, plaide pour les rendre plus accessibles via un système de gratuité.

Si elle est élue, celle-ci sera accordée "au moins de 25 ans", a indiqué Clémentine Autain ce jeudi soir sur le plateau de BFM Paris, ainsi qu'à "tous les bénéficiaires des minimas sociaux". L'élue espère élargir le dispositif aux retraités "au cours de la mandature".

"Pour les jeunes, c'est 400 millions" d'euros, a chiffré la députée, tandis que "le budget d'Île-de-France Mobilités, c'est plus de 10 milliards".

Augmenter le versement mobilité

Clémentine Autain a décliné différentes possibilités pour financer cette gratuité. L'élue a notamment fait allusion au versement mobilité, "qu'on peut chercher à augmenter auprès des entreprises".

"On peut aussi imaginer des taxes, comme la taxe sur les SUV ou la taxe sur les poids lourds pour venir financer aussi les transports plus doux, a-t-elle poursuivi. Je pense notamment au vélo puisqu'on a un plan vélo très important." L'élu entend faire grimper les subventions attribuées au deux-roues non motorisés de 2 à 12%. Avec l'objectif de construire de nouvelles pistes cyclables et d'attribuer à chaque gare des places de stationnement sécurisées.

La gauche en ordre dispersé

La gratuité, c'est aussi la mesure phare du programme d'Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris dont la candidature est soutenue par le Parti socialiste. L'intéressée compte pour sa part la rendre universelle avec un financement tiré d'une "fiscalité écologique".

La gauche attaque le premier tour du scrutin en ordre dispersé. Les deux candidates, de même que Julien Bayou (EELV), n'excèdent pas les 13% d'intentions de vote, si l'on se fie à un sondage Ipsos/Sopra Steria datant du 4 mai. Elles sont largement distancées par la présidente sortante qui, avec 32% des voix au premier tour, fait office de favorite. Pour inverser la tendance, Clémentine Autain n'exclut pas une alliance des forces de gauche au second tour.

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions