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Présidentielle

Pour Rousseau, ce ne serait "pas grave" pour la démocratie si Zemmour n'a pas ses 500 signatures

Sandrine Rousseau, candidate à la primaire écologiste à Paris le 22 septembre 2021

Sandrine Rousseau, candidate à la primaire écologiste à Paris le 22 septembre 2021 - STEPHANE DE SAKUTIN © 2019 AFP

La finaliste de la primaire écologiste juge que l'éventuelle absence du polémiste de la compétition présidentielle "ne serait pas un problème".

Une sortie remarquée. Sandrine Rousseau a réagi ce dimanche aux difficultés d'Éric Zemmmour à récolter les 500 signatures d'élus locaux nécessaires pour pouvoir se présenter à la présidentielle. Si le polémiste dénonce un "scandale démocratique", la finaliste de la primaire écologiste jette un tout autre regard.

"Que les idées les plus extrêmes, les plus fascistes ne soient pas à la présidentielle, non, ce ne serait pas un problème pour la démocratie", a estimé la présidente du conseil politique de Yannick Jadot sur France Info.

Rousseau se dit convaincue que les LR vont "donner" des signatures à Zemmour

"Je ne crois pas une seconde qu'il n'aura pas ses 500 parrainages", a toutefois nuancé la présidente du conseil politique de Yannick Jadot.

"Je pense que Les Républicains vont lui donner, et c'est un problème. On se retrouve dans la même situation qu'aux États-Unis avec Trump, où le parti des républicains a soutenu l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir. En France, l'extrême droite non seulement progresse, mais est aidée et soutenue par d'autres forces politiques."

Sandrine Rousseau fait référence à la possibilité que la droite puisse demander à ses maires d'accorder leurs signatures à l'ancien éditorialiste. Marine Le Pen a ainsi jugé que Valérie Pécresse était "l'actionnaire majoritaire" de l'ex journaliste du Figaro sur BFMTV le 12 janvier dernier.

"Aider" le polémiste, "pas le rôle des Républicains" pour Pécresse

"Quand une personnalité politique représente un courant de pensée dans l'opinion, il doit pouvoir se présenter à l'élection présidentielle", a estimé de son côté la candidate des LR, Valérie Pécresse lors d'une conférence de presse le samedi 8 janvier dernier.

"L'aider n'est pas mon rôle et ce n'est pas le rôle des Républicains", a encore précisé la présidente de la Région Île-de-France.

"Tant pis" pour les candidats qui n'ont pas leur signature, juge Anne Hidalgo

Sandrine Rousseau met ses pas dans ceux d'Anne Hidalgo. La maire socialiste, candidate pour la présidentielle, avait avancé le week-end dernier que si des candidats n'ont pas les parrainages nécessaires, "c’est qu’ils ne méritent pas de participer" à l’élection présidentielle.

"Tant pis pour eux", avait encore lâché l'édile.

Le système des parrainages, malgré de nombreuses critiques, n'a que très rarement empêché les candidats déclarés d'être sur la ligne de départ.

Marie-Pierre Bourgeois