BFMTV

Pas un "candidat socialiste": le sénateur Kanner, soutien d'Hidalgo, règle ses comptes avec Hamon

Sur notre antenne ce samedi matin, le président du groupe socialiste au Sénat a taclé le bilan de la candidature de BenoÎt Hamon en 2017, la mettant en parallèle avec celle d'Anne Hidalgo, qui "va remettre les pendules à l'heure".

"Yannick Jadot ne s'est pas départi en 2017 pour un candidat socialiste." C'est en tout cas le constat fait, ce samedi matin sur BFMTV, par Patrick Kanner, le président du groupe socialiste au Sénat et proche d'Anne Hidalgo. Une façon pour notre invité de fustiger la candidature de Benoît Hamon à la dernière présidentielle, qui portait pourtant les couleurs de sa formation, le Parti socialiste.

"Toute l'histoire a montré que Benoît Hamon a présenté un programme qui n'était pas social-démocrate mais de gauche, voire d'extrême-gauche, avec des idées qui ne collaient pas à ce que souhaitaient les Français à l'époque", estime l'élu socialiste, citant notamment le "revenu minimum", mesure-phare du programme de Benoît Hamon en 2017.

"A peine 3% des socialistes ont soutenu Benoît Hamon"

Pour Patrick Kanner, cette déconnexion vis-à-vis des attentes des Français a "abouti à des scores assez pitoyables", soit "6% pour le PS, les Verts, le Mouvement républicain et citoyen et les radicaux de gauche. Donc ça signifie qu'il y avait à peine 3% des socialistes qui ont soutenu Benoît Hamon", tacle-t-il.

"Il nous l'a fait comprendre car il est parti former un parti qui s'appelle Génération.s et qui est maintenant dans l'équipe de campagne de Yannick Jadot. Benoît Hamon était le candidat d'une grande partie des Verts en 2017. Aujourd'hui, la candidate sociale-démocrate Anne Hidalgo va remettre les pendules à l'heure", assure ce fidèle de la maire de Paris sur notre antenne.

De facto, ce dernier rejette en bloc l'idée d'un retrait d'Anne Hidalgo au profit de Yannick Jadot, même s'il n'exclut pas une future alliance. "Yannick Jadot fait partie de cette grande famille avec laquelle nous devons trouver des solutions, un accord de coalition, de gouvernement. Dans quel sens? Nous verrons plus tard", conclut-il.

Fanny Rocher