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Dupont-Aignan: "En 2012, j’étais un bébé. Aujourd’hui, j’incarne une offre de rupture crédible"

Crédité de 5% des voix, Nicolas Dupont-Aignan réalise une percée notable dans les sondages. À trois petites semaines du premier tour, le candidat de Debout la France convainc de plus en plus d'électeurs de droite, déçus par François Fillon.

Ils avaient voté Nicolas Sarkozy en 2012, mais déçus par les affaires de son Premier ministre, ils ne voteront pas pour François Fillon le 23 avril prochain. Lors de son meeting à Nice vendredi, le candidat de Debout la France a rassemblé plusieurs dizaines d'électeurs de droite, encore indécis. À trois semaines du premier tour, Nicolas Dupont-Aignan veut incarner une voie médiane entre les mécontents de François Fillon et les réticents au vote frontiste.

"Il me paraît plus rassurant que Marine Le Pen. C'est un candidat qui a pas mal de convictions et puis une expérience d'élu local", souligne-t-il.

Bernard, 28 ans, recherche quant à lui un candidat droit et incorruptible avant tout.

"Ma seule alternative est Nicolas Dupont-Aignan. Il a l'air honnête, plus intègre, strict et cohérent dans ses propos. Il m'inspire confiance."

Désormais crédité de 5%

Et cette confiance se traduit également dans les enquêtes d'opinion. Le candidat de Debout la France est actuellement crédité de 5% des intentions de vote, contre seulement 1,8% totalisés lors de la dernière présidentielle.

"En 2012, j’étais un bébé qui balbutiait. Aujourd’hui, j’incarne une offre de rupture crédible, sérieuse et honnête", affirme le député-maire de Yerres.

Certains électeurs les Républicains décident même de s'engager au parti Debout la France. Selon son candidat, 5.000 nouvelles adhésions ont été enregistrées.

"On le voit bien, on a été submergé au siège après les affaires Fillon. On a eu énormément d'adhésions".

Pour illustrer son propos, Nicolas Dupont-Aignan met en avant Victor Bérenguel: secrétaire départemental RPR, puis UMP, puis LR de 1983 à 2015, ex-conseiller général des Hautes-Alpes, l’homme est depuis lors passé à Debout la France.

"Il va se passer quelque chose"

Son nom résonne également différemment. Depuis son buzz en quittant le plateau du 20h de TF1, le candidat a marqué des points auprès de l'électorat. Ses appels à boycotter le premier débat ont confirmé sa ténacité. Nul doute alors qu'il jouera alors son va-tout lors du second, auquel il est convié ce mardi sur BFMTV. À l'image de Jean-Luc Mélenchon le 20 mars dernier, Nicolas Dupont-Aignan devrait se montrer incisif envers ses rivaux, dont un en particulier. Son objectif: siphonner davantage de voix à François Fillon.

Le candidat de Debout la France demeure confiant sur sa percée.

"Il va se passer quelque chose, je le sens", assure-t-il au micro de BFMTV.

Pour quadrupler son score, Nicolas Dupont-Aignan incite même chacun de ses soutiens à convaincre 100 personnes de voter pour lui d'ici le 23 avril. "Vous rigolez? Mais est-ce que vous voulez continuer avec Le Pen-Fillon-Macron? Non! Alors réveillez-vous."

P. P. avec Salhia Brakhlia et Juan Palencia